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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 21:20
Moi, Manuel Valls, petit fils de républicain espagnol, enterre le droit de vote des étrangers ( hors Communauté européenne).

Droit de vote des étrangers : "Manuel Valls ne brise pas les tabous, il enterre les engagements du Parti socialiste »


Le premier ministre Manuel Valls a annoncé le 3 novembre 2015 que l’engagement numéro 50 de François Hollande n’était « plus un sujet ».

Un renoncement qui scandalise une bonne partie de la gauche et les associations de solidarité.


À l’occasion d’une rencontre avec les étudiants de Sciences-Po Paris, M. Valls, Premier ministre, a déclaré, selon la presse, « que le droit de vote des étrangers n’était plus la priorité », privilégiant dorénavant la naturalisation.

M. Valls a même affirmé : « Il ne faut pas courir derrière des totems ».

Le mépris du Premier ministre à l’égard d’une revendication forte de la gauche, votée à l’Assemblée nationale par la gauche tout entière en 2000, n’est pas acceptable. Ce n’est pas acceptable, car cela tourne le dos à une conception démocratique du vivre ensemble, concept pourtant prôné largement après les attentats de janvier dernier.

Fermer la porte à un exercice essentiel de la citoyenneté aux millions d’étrangers non communautaires aux élections locales, car c’est de cela dont il s’agit, n’est pas responsable. Réparer une société meurtrie par des décennies de régression sociale exige d’accorder ce droit de vote aux étrangers pour combattre la fracture de notre société.

M. Valls fait le choix de la division, il cède au climat malsain imposé par N. Sarkozy et M. Le Pen.


Communiqué de la Ligue des Droits de l'homme

En déclarant devant les étudiants de Sciences Po que le droit de vote des étrangers aux élections locales n’est pas « une priorité », le Premier ministre n’a surpris personne, tant son opposition à la promesse électorale de François Hollande et de François Mitterrand est connue. Pour lui, la France doit rester un des seuls pays d’Europe à refuser ce droit à une partie de la population qui réside sur son sol. Peut-être même doit-il, dans sa conception du « vivre ensemble », être le dernier !

En qualifiant cette mesure de « totem », Manuel Valls a mis à juste titre le doigt sur la valeur symbolique de ce vote. Pour ces centaines de milliers d’hommes et de femmes qui vivent depuis des années sur le territoire français, il est effectivement symbolique de leur reconnaître le droit de s’exprimer quant à la gestion de la commune où ils vivent, où ils paient des impôts, dans un pays dont ils ont contribué à accroître la richesse. A travers l’octroi du droit de vote aux étrangers, c’est une mesure essentielle pour la démocratie qui est en jeu.

Mais la mesure va bien au-delà du symbole. Octroyer le droit de vote aux étrangers, c’est aussi prendre en compte la réalité des discriminations et des fractures qui gangrènent notre société et auxquelles il convient de remédier autrement que par des incantations à la devise républicaine, aussi récurrentes que contredites par la réalité.

Moi, Manuel Valls, petit fils de républicain espagnol, enterre le droit de vote des étrangers ( hors Communauté européenne).

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