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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 14:13

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Un échange de prisonniers entre Cuba et les Etats-Unis a eu lieu mercredi. Alan Gross, arrêté il y a cinq ans à La Havane et élargi hier, travaillait pour des structures US, couvertures de la CIA, chargées d’équiper les opposants cubains en matériel informatique et de transmission. Les trois Cubains libérés ont passé 16 ans dans les prisons nord-américaines, deux autres ayant retrouvé, il y a peu, la liberté. Ils étaient eux aussi accusés d’espionnage. La vérité mérite d’être rétablie.

C’était au temps de la présidence de Bill Clinton alors qu’une vague d’attentats frappait Cuba particulièrement les hôtels fréquentés par les touristes étrangers. Les relations entre Washington et La Havane avaient enregistré un timide dégel au point que des contacts étaient pris entre les services spéciaux des deux pays. Lors d’une réunion dans la capitale cubaine couverte par la présidence US, les représentants du FBI donnèrent leur accord pour une opération limitée dans le temps de « localisation et d’information » menée par des agents cubains en Floride repère des terroristes bien connus depuis l’attentat contre l’avion de la Cubana au dessus de la Barbade au mois d’octobre 1976 entraînant dans la mort 73 personnes dont l’équipe cubaine d’escrime. Un sinistre personnage impliqué dans la plupart des mauvais coups en Amérique latine, Luis Posada Carriles, avait publiquement revendiqué le crime avant de se réinstaller à Miami dans la plus totale impunité. La mission des agents cubains se limitait à obtenir les informations nécessaires pour contrer les actes terroristes en préparation. Rien de plus, rien de moins.

Au mépris des accords passés à la Havane, les cinq agents cubains étaient arrêtés, maintenus au secret puis « jugés » à Miami dans un environnement hostile, les jurés faisant l’objet de menaces et de chantages. La CIA était passée par là, l’agence ne supportant pas que son personnel local puisse être inquiété et refusant le début possible d’une amélioration des relations avec la Grande Ile.CUBA.png

Aux Etats-Unis, le sort réservé à ces hommes avait dépassé la confidentialité. Des centaines de personnalités du monde politique, économique, culturel et artistique demandaient leur libération. Dix Prix Nobel et des dizaines de juristes internationaux s’étaient adressés à Barack Obama. En France, depuis des années les amis de Cuba à l’initiative de Cuba Si France ont brisé le mur du silence entretenu sur cette affaire en multipliant les rassemblements tandis que la fête de l’Humanité a baptisé ces deux dernières années une place « Place des 5 de Miami ».

A Cuba, l’annonce du retour au pays des trois derniers du groupe des « 5 » a fait le tour de l’île dans l’attente du discours de Raul Castro annoncé pour 18h, heure de Paris. A même moment, à Washington, un officiel annonçait l’ouverture de négociations entre les deux pays avec pour objectif le rétablissement des relations diplomatiques.

José Fort

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