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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 19:48

 

INTERVENTION CORINNE CAPPELLI

CONSEIL MUNICIPAL DU 26 juin 2013

 

Je voudrais d'abord, au nom du groupe Citoyen et Solidaire, saluer l'exemplaire et déterminante mobilisation des Bezonnais pour le maintien de leur commissariat. Le nombre de signatures recueillies sur les pétitions est énorme ! 5 337 très précisément.

 

Je voudrais aussi saluer la mobilisation des élus dans cette bataille. Ceux de la majorité bien évidement avec vous en tête Monsieur le Maire mais aussi, et cela mérite d'être souligné, celle de Messieurs Arnaud Gilbert et Lionel Houssaye.

 

Si je tiens à le souligner ce soir, c'est pour les en féliciter et les en remercier mais c'est aussi pour démontrer à tous les détracteurs et les porteurs de rumeurs sur cette affaire, et d'autres encore, que nous n'étions pas seuls, loin s'en faut, pour dénoncer ce projet scandaleux, incohérent et incompréhensible.

 

C'est donc un large rassemblement qui s'est opéré autour de la bataille pour le maintien de notre commissariat ; ce qui rend cette première victoire encore plus belle.

 

Cette victoire est aussi un désaveu pour celles et ceux qui, non seulement ont refusé d'y contribuer, l'ont caricaturée, mais ont tenté de l'utiliser pour faire cheminer leur conception idéologique de la sécurité du citoyen.

En un mot : aux communes de tout faire ! Y compris de remplacer l’État là où pourtant son rôle est - et doit rester - essentiel. A la fermeture de notre commissariat, à la suppression de la présence policière sur notre ville, les nostalgiques de l'époque Sarkozy / Hortefeux / Guéant répondent : Police municipale ! Vidéo surveillance ! Maîtres-chiens, sociétés privées de sécurité. Le maire devient un shérif ! Et les Bezonnais paient deux fois pour leur droit à la sécurité : par l'impôt sur le revenu pour la police nationale et par l’impôt local pour une police municipale. Sans que pour autant d'ailleurs, l'efficacité de ce type de police territoriale soit démontrée. C'est même le contraire le plus souvent, sans compter les bavures et les abus de pouvoir ici et là. Un récent rapport de la Cour des Comptes est d'ailleurs très éloquent sur cette question ainsi que sur celle de la vidéo surveillance.

 

A Bezons, nous disons NON à ce type de police. Nous estimons au contraire, que la sécurité devrait, avec l’Éducation et la Justice, constituer une zone interdite échappant à la politique de baisse des dépenses publiques. Nous estimons aussi qu'une véritable politique économique et sociale serait le contre-feu de cette crise sur laquelle prospèrent la délinquance, le désœuvrement, la corruption.

 

Nous estimons aussi que ce n'est pas à la collectivité de suppléer au travail que fait la police nationale ; protection des citoyens et enquêtes, arrestations, perquisition ne peuvent pas être du ressort d'une mairie.

 

 

Face aux lubies sécuritaires, face à ceux qui ne pensent et ne voient dans la police que le mot répression, nous répondons : prévention et égalité républicaine ; nous répondons service public d’État ; nous répondons égalité territoriale.

 

C'est pourquoi tout en saluant, à nouveau, cette première victoire, nous continuerons à réclamer que Bezons soit dotée d’un véritable commissariat qui offre aux agents de la police nationale les moyens d’exercer leurs missions. Car arithmétiquement, en terme d'effectifs, le compte n'y est pas !

 



Et cette question, comme d'autres encore, et plus particulièrement celle des trafics de cannabis dans le périmètre de la tête de pont de Bezons sont à l'ordre du jour du CLSPD (Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance) qui sur votre intervention auprès du Préfet sera réuni le 4 juillet prochain. Et comme vous vous y étiez engagé, Monsieur le maire, les amicales de locataires y participeront.

D'ailleurs, et j'en terminerai, ce CLSPD est un des éléments du dispositif partenarial que vous avez initié et qui permet que se développe localement une culture commune autour de la prévention et de la lutte contre la délinquance. La disparition de notre commissariat aurait cassé cette dynamique.



La sécurité qui est donc d’abord la responsabilité de l’État, est un droit pour tout citoyen. C’est pour cela que parallèlement aux actions de prévention menées avec un important réseau de partenaires institutionnels, associatifs, culturels et économiques, pour « mieux vivre ensemble », notre Ville développe toute une série d’actions au service de la tranquillité publique avec la population. Cela s'appelle la démocratie participative.

Nous pensons, en effet, qu’un des leviers pour combattre les effets de l’austérité et améliorer le sort de nos concitoyens, est celui de la démocratie.

Nous savons que rien de concret et durable ne s’opère sans que les citoyennes et les citoyens ne soient au cœur du processus qui conduit aux décisions politiques. L’intervention citoyenne, la démocratisation, les indispensables mobilisations et les conquêtes sociales que nous visons dans les années à venir sont donc au cœur de nos préoccupations. C'est le sens de cette motion. Loin des rumeurs, des médisances, des calomnies, des mensonges.

Des moyens de transmission, dont certains se servent comme programme électoral, comme concepts d'influence, mais comme l'a souligné l'écrivain Jérome Garcin : « Ceux qui se servent de la rumeur comme arme, doivent aussi utiliser le crottin comme parfum »

 


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Published by le LAB' - Laboratoire d'Actions pour Bezons
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