Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du LAB'
  • Le blog du LAB'
  • : Laboratoire d'Actions pour Bezons (LAB'). Groupe de réflexion et d’action pour une ville toujours dynamique,solidaire et ouverte sur le monde
  • Contact

Recherche

10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 21:27

 

 

« QUAND L'UTOPIE DES RESISTANTS DEVIENT REALITE »

 

jours-heureux.png

 

 

 

 

Entre mai 1943 et mars 1944, sur le territoire français, seize hommes appartenant à tous les partis politiques, tous les syndicats et tous les mouvements de la résistance, vont rédiger le programme du Conseil National de la Résistance intitulé magnifiquement : »Les jours heureux ».

 

Ce programme est encore au cœur du système social français. Il a donné naissance à la sécurité sociale, aux retraites par répartition, aux comités d'entreprises, à la liberté de la presse...Lors de la nationalisation de l'électricité et du gaz, Marcel Paul, ministre de la production industrielle déclarait « La belle France que nous allons faire ».

 

Gilles Perret a réalisé un travail de reconstitution en montrant comment ce programme a été bâti , pierre après pierre, du plus humble au plus célèbre.

 

Ce film vise à raconter comment une utopie, dans cette période sombre de notre histoire, devint réalité à la libération. Il questionne la réalité sociale d'aujourd'hui et comment les valeurs universelles portées par ce programme pourraient irriguer le monde de demain.

 

Le programme du C.N.R. Est notre héritage.

 

Je vous invite à assister à la projection de ce film suivi d'une rencontre avec des invités.

 

Alors venez le : Mardi 19 novembre à 20H30 aux écrans Paul Eluard.

 

Jackie Chérin

 

Président du T.P.E.

 

jours-heureux.png1.png


TEMOIGNAGE DE RENE MOUSTARD

 

c« J’ai assisté ce matin,en avant première,à la projection organisée par Les Amis de L’Humanité du film Les jours heureux, de Gilles Perret :un magnifique et grand documentaire politique sur le Conseil national de la Résistance « quand l’utopie des résistants devient réalité ».

Il incite à la réflexion et au débat,en relation directe avec la politique actuelle.

Du Conseil national de la Résistance et son programme... jusqu’au Front de gauche d’aujourd’hui.

Beaucoup de questions viennent à l’esprit et notamment celles qui concernent “comment faire de la politique”.

Lorsque “j’imagine” comment, dans les conditions extraordinairement difficiles en 1943, des militants - résistants, responsables de partis politiques et de mouvements “non partisans”,de syndicats, etc. -, ont réussi à “travailler ensemble” en dépit de leurs différences et à construire ce projet novateur

(le programme du CNR) pour ouvrir la voie à la “libération” (le court terme), et à la mise en perspective d’un nouveau projet de société comme alternative à la société du moment- contexte de guerre mondiale, régime de Vichy fondé sur la collaboration avec le régime hitlérien -, j’essaye d’en tirer des leçons pour aujourd’hui : comment faire pour “se libérer” de la société capitaliste libérale en place et mettre en perspective un nouveau projet de société pour s’émanciper et faire du nouveau pour les êtres humains d’aujourd’hui ?

Ce qui stimule ma réflexion, c’est d’essayer de comprendre comment ils ont réussi à ne pas rester “enfermés” dans des frontières qui séparent le fonctionnement des partis et la politique qui en résulte, d’un côté, et, de l’autre, le fonctionnement et la politique des “mouvements” créés en partant d’une autre logique .

Ce que nous appelons la séparation entre “le politique” et “le social” ne me convient pas. Il y a deux conceptions de la politique :

celle qui repose sur le système institutionnel (l’exercice des pouvoirs, les institutions et les partis) et celle que construisent les acteurs engagés à partir de leurs conditions sociales et représentations...

Quand je lis comme aujourd’hui, 4-11-2013, que la direction de la coalition Front de Gauche se préoccupe en priorité de la question des élections européennes parce qu’il va y avoir des problèmes de choix des têtes de listes et que je vois ce qui se passe à l’échelle des luttes sociales, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a quelque part un décalage important entre deux conceptions de la façon de faire de la politique :d’où partir pour être en phase avec la réalité du contexte ?

J’essaye d’imaginer ce que pourrait être “un Front de gauche” qui mettrait en priorité la construction d’un projet, selon la méthode utilisée dans les conditions de l’époque par le CNR, pour voir, ensuite, comment agir au moment des élections et non pas l’inverse : mettre les élections en premier, pour ensuite

voir comment on va changer la société...? »

 

René Moustard

 

Ancien dirigeant de la F.S.G.T

Auteur notamment de : Sport populaire, éducation populaire : un combat commun

 


Partager cet article

Repost 0
Published by le LAB' - Laboratoire d'Actions pour Bezons
commenter cet article

commentaires