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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 16:40

 

CRS 2Le gouvernement français et les salariés en lutte



Le gouvernement du président «  socialiste »François Hollande a ordonné la mobilisation des services secrets et de la police pour mettre sous surveillance les travailleurs qui se battent contre le chômage de masse et les fermetures d'usines.

Le ministre de l'Intérieur français, Manuel Valls, a révélé mardi dernier que sa police est pleinement mobilisée pour espionner la révolte grandissante des travailleurs des usines où sont prévus des licenciements ou bien qui seront fermées. Il a dit que ces mesures étaient nécessaires compte tenu du risque d'«implosions ou explosions sociales».

Interviewé sur BFM TV, il a ajouté: «La colère sociale, avec les conséquences de la crise économique et financière, la précarité, le chômage, les plans de licenciements, elle est là, elle gronde depuis des années.»

Les services de renseignement de la police (SDIG) ont reçu le 30 janvier l'ordre de suivre «au plus près les entreprises en difficulté.... de suivre au plus près la situation des entreprises et filières fragilisées, ou susceptibles de le devenir» et d'anticiper «les mobilisations», ainsi que les «risques d'incidents» ou d'éventuelles «menaces sur l'outil de production en cas de radicalisation d'un conflit».

 

 

lAlors que les plans de licenciements se multiplient, les salariés de PSA et d’autres entreprises, rassemblés le 9 octobre au Mondial de l’automobile, devaient faire face à une armada de CRS venus les empêcher de pénétrer dans le salon, à grand renfort de lacrymogènes.

 

Valls déclarait début février 2013, après avoir expliqué que le gouvernement craignait des « implosions ou explosions sociales » : « Il faut en faire l’analyse fine, c’est le travail de l’Information générale (SDIG, ex-renseignements généraux) de la sécurité publique ». De son côté, la presse notait que : « Les services de renseignement de la police ont reçu récemment comme instruction de suivre “au plus près” les entreprises en difficulté afin d’anticiper une éventuelle “radicalisation” de mouvements sociaux »

Les mobilisations policières massives, qui ces dernières semaines ont répondu aux grèves et aux manifestations, confirment que le gouvernement a l’intention de traiter les syndicalistes comme des criminels. Des ouvriers d’Arcelor-Mittal venus de toute l’Europe ont essayé de manifester le 6 février à Strasbourg. Leurs autocars ont été arrêtés en route par la gendarmerie et ils ont dû subir des fouilles au corps ; à leur arrivée à Strasbourg, ils ont été attaqués à coup de gaz lacrymogène . Un jeune ouvrier belge a reçu un projectile de flashball en plein visage et attendu 45 minutes l’arrivée des secours ; il a aujourd’hui totalement perdu l’usage d’un œil.



Violences- Goodyear : Manuel Valls veut des sanctions ! il en fait peut –être un peu trop !

Manuel Valls est en tête des personnalités de gauche, il  le sait mais en joue peut-être un peu trop pour préserver son avenir politique quant il demande publiquement des sanctions sur les violences des grévistes de Goodyear... Mais la perte de son emploi constitue aussi une forme de violence. En outre les propos de Valls ne sont pas tout fait calibrés à la situation quand il dit «  je peux comprendre la colère des manifestants ». Il aurait du dire « je dois comprendre » car il est solidaire de ce gouvernement qui avait fait des promesses démagogiques à tous les salariés et en particulier aux sites menacés. Valls joue perso dans cette affaire en espérant sans doute se positionner comme futur premier ministre lors d'un changement de gouvernement. L’objectif ne justifie cependant pas tous les moyens, surtout quand on est en Guyane. Manuel Valls dit en déplacement en Guyane : « La violence n’est pas la voie du dialogue .Je peux comprendre et entendre la colère et le désarroi des salariés qui ont peur de perdre leur emploi, mais la violence est inacceptable dans une démocratie.  Le Premier ministre et le gouvernement privilégient le dialogue social et la concertation. Un texte important vient d’être adopté par le Conseil des ministres, doncil n’y a pas de place pour la violence« , et il poursuit « Je condamne très fermement cette violence qui n’a rien à voir avec l’idée que je me fais du syndicalisme qui est pratiqué en général par les syndicats de notre pays », a ajouté le ministre de l’Intérieur, qui a annoncé des poursuites judiciaires. Des heurts ont éclaté entre des salariés de Goodyear et les forces de l’ordre devant le siège français du fabricant américain de pneumatiques, en margé d’un comité d’entreprise sur le plan de fermeture du site d’Amiens-Nord. Quinzepoliciers ont été blessés dans les échauffourées et cinq d’entre eux ont été hospitalisés. « La violence, elle n’est pas dans le rang des salariés quand vous êtes provoqués par les forces de l’ordre », avait dit Mickaël Wamen, délégué syndical CGT (majoritaire à Amiens-Nord). « J’aimerais d’ailleurs qu’une enquête soit menée car j’ai moi-même été victime ce soir en repartant du siège de forces de l’ordre qui ont dit ‘on va en découdre bientôt’ ». 




Le porte-parole du DAL roué de coups par les CRS, les médias sont muets

 

 

Le porte-parole du DAL roué de coups par les CRS, les médias sont muets

 

Samedi 19 octobre, la manifestation du DAL (droit au logement) en solidarité avec les sans logis et les mal logés, a été confinée à la Place de la République, à Paris, puis dispersée violemment alors que le rassemblement, déclaré, était parfaitement légal. Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole du DAL, a eu deux côtes cassées.

Ce qui s’est passé samedi après-midi place de la République à Paris est à la fois banal et indigne. Banal parce que la répression contre les mouvements sociaux est devenue une routine quotidienne dans notre pays, sous Manuel Valls comme sous Brice Hortefeux, et en particulier contre les sans logis, les sans emploi, les salariés en lutte.

Indigne parce que les forces de l’ordre ont dispersé violemment et illégalement un rassemblement déclaré de façon parfaitement légale par le DAL place de la République. Plusieurs mères de famille ont été frappées. Jean-Baptiste Eyraud, le porte parole du DAL, a été roué de coups de pieds alors qu’il s’était assis par terre en attendant de pouvoir sortir de l’encerclement policier auquel les manifestants étaient soumis. Il a eu deux côtes cassées. Pas de dépêche des agences de presse, pas un mot dans la plupart des quotidiens, silence à la radio.

Les CRS et leur hiérarchie présente sur place ce samedi 17 octobre ne pouvaient ignorer qui est Jean-Baptiste Eyraud. Depuis vingt ans il lutte avec le DAL contre l’indifférence et le silence qui entoure le drame des sans logis et des mal logés. Par son activité inlassable et son énergie communicative, il a permis aux sans logis de disposer d’un outil et une voix écoutée et respectée. Il contribue sans trêve à mettre à nu les contradictions entre les discours et les actes des politiciens, prolixes en promesses mais avares en réalisations.

En frappant Jean-Baptiste Eyraud, les forces de l’ordre n’ont pas agi au hasard : cibler une de ces figures les plus connues vise à répandre la peur dans tout le mouvement social. Ce gouvernement est aussi dur avec les démunis qu’il est prévenant envers les grands patrons et banquiers.

 

 SARKO-VALLS.png



                                                                  «  Tu fais un excellent travail »

 

 

Rappels historiques :

 

Si Valls s'inspire de Jules Moch :

 

« En tant que ministre de l'Intérieur en 1947, il est confronté aux grèves organisées par la CGT en novembre 1947 et il montre une grande fermeté. Le 9 octobre 1948, Henri Queuille, Président du conseil (de tendance radicale) depuis le 11 septembre 1948 - il forme le cinquième cabinet de la Troisième Force depuis l'éviction des ministres communistes en mars 1947 et la fin du tripartisme -, dénonce le “ caractère insurrectionnel ” des grèves en cours dans les mines. Ces grèves violentes, qui prirent des allures révolutionnaires notamment dans les charbonnages du Nord, furent déclenchées en octobre par la CGT en raison d'un retard des salaires sur les prix de plus de 30 %, l'inflation étant alors un mal chronique malgré l'aide américaine.

Pour contrer la grève, Jules Moch mobilisa 60 000 CRS et soldats, qui se heurtèrent aux 15 000 grévistes retranchés dans les puits, et leur imposa, fin novembre une cuisante reprise du travail . À la faveur de la lassitude des travailleurs et, des divisions des syndicats, la répression fut sévère, avec plus de 3 000 licenciements, six morts et de nombreux blessés ".

 

Il ne faudrait pas qu'il s'inspire de cet autre ministre socialiste :

 

"Albert Sérol, Avocat, homme politiquest un français né le 21 juillet 1877 à Roanne (Loire) et décédé le 9 mai 1961 à Roanne.

Maire de Roanne.

  • Député socialiste de la Loire de 1924 à 1940;

Il signe en avril 1940 comme garde des sceaux le décret Sérol qui étend la condamnation à mort de tout français qui aura participé sciemment à une entreprise de démoralisation de l'armée ou de la nation.

Le décret du 12 avril 1940 visait déjà plus particulièrement les communistes, dont le Parti avait déjà été dissous par le décret-loi du 26 septembre 1939 (l'article 12 de la Loi de 1901 est abrogé et remplacé par un Titre IV )1, et dont les élus avaient été déchus de leurs mandats par la loi du 20 janvier 1940, nombre de députés condamnés à mort ou embastillés2. le 10 juillet 1940, Il s'abstient volontairement lors du vote accordant les pleins pouvoirs à Pétain. »

 

 

AAA

 

 

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