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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 19:22

invit lectureLe salon de l'agriculture a fermé ses portes. Comme c'estune manifestation très populaire et appréciée, j'ai trouvé sympathique de vous donner envie de lire le livrede Éric Favre intitulé « Devenir un agriculteur d'aujourd'hui ». Certes, l'ouvrage date de l'an dernier, mais est toujours d'actualité. C'est quoi être agriculteur au XXIè siècle ? Agriculteurs ? Paysans ? Les deux ? Vaste question !

Cela étant pour les citadins que nous sommes, le monde agricole peut paraître lointain. Et pourtant ! Les agriculteurs produisent (enfin pas tous, mais une grande majorité) ce que nous mangeons. Et là, ce monde devient intéressant.

Éric Favre nous raconte son histoire, comment ce jeune homme qui commença par des études d'informatique et de biologie, puis qui fut dans une première vie professionnelle programmateur informatique, devint un éleveur de vaches laitières.

 

                          invit lecture 120312 n1

 

Entre les deux, il sera « ingénieur agro », comme il se nomme, et développera un concept de « dés-intensification ». Le principe est simple. Pour résumer, il s'agit de mettre les vaches au pré, et les nourrir avec de l'herbe. Il démontre que « dés intensifier » produit un meilleur rendement, donc un meilleur revenu pour

l'exploitant agricole. Et puis, c'est le déclic. Il veut s'installer, devenir éleveur. Il fait le grand saut en 1995. Il trouve un ferme dans la région de Nantes, à Blain plus exactement. La surface est de 39 hectares, dont 37 en location, pour un rendement de 167 000 litres de lait.

                     invit lecture 120312 n2

 

Les débuts ne sont pas faciles. Nombreux sont ceux qui le regarderont comme un extraterrestre, et surtout il va se « cogner » au réseau des coopératives qui sont très inféodées aux méthodes intensives. Avec son livre, on découvre que la solidarité dans le milieu agricole n'est pas toujours de mise. Mais Éric Favre y croit. Il s'entête. Il met en pratique ce qu'il préconise : « Produire moins, pour gagner plus ». Et surtout il aime ce qu'il fait. Il aime son métier, plus qu'un agriculteur, il est paysan. Il aime ses vaches qu'il laisse au pré, même pour vêler. C'est un paysan heureux, qui vit bien au rythme des saisons. Côté temps de travail, il écrit« je souhaitais en m'installant être à trente cinq heures […] c'est un échec, je travaille moins ». Et oui, il travaille cinq heures par jour en hiver, mais le reste de l'année c'est beaucoup moins. Le reste du temps il le consacre aux travaux de la maison. Il a du temps pour sa famille, et il participe à des réunions syndicales, ….Éric Favre est membre de la Confédération paysanne. Il nous livre l'une de ses luttes contre l'installation d'un élevage intensif de porc. Il gagnera.

Après quinze années, il fait le bilan. Bien sûr, les premières années ne furent pas faciles. Peu d'aides extérieures, et il ose mettre en œuvre une pratique à contre-courant. Aujourd'hui, il ne regrette rien. Sur le plan financier, il dépense moins par rapport aux éleveurs qui pratiquent l'intensif : moins de charges, moins de nourriture à acheter pour ses bêtes, moins de matériel à entretenir,.... Et il dégage « 25 000 euros de résultats par an, soit 10 000 de plus que le résultat généralement atteint par des exploitations de la même taille que la mienne. ».

 

 

HEUREUX, Éric Favre est un homme heureux. Son ouvrage donne à réfléchir sur la production agricole, notamment la production laitière, mais surtout nous donne à lire une certaine réalité du monde agricole.

 

Favre Éric, Devenir un agriculteur d'aujourd'hui, Ed Ouest-France,

189 pages, février 2011, prix 15€.

 


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Published by le LAB' - Laboratoire d'Actions pour Bezons - dans Développement durable
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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 20:53

On nous dit qu'il ne faut pas laisser couler l'eau du robinet quand on se lave les dents (c'est bien!)

On nous dit qu'il faut trier ses déchets (d'accord!)

On nous dit qu'il faut faire des économies d'énergies (très bien!)

On nous dit qu'il faut protéger la planète (alors là, WAOUH!!)

  dev durable1

Surtout on ne nous dit pas ce qu'est réellement le développement durable (ah bon?!)

Le développement durable apparaît officiellement en 1987 dans un rapport écrit par le 1er ministre norvégien, Mme Gro Harlem Brundtland (eh oui, une femme!!). La définition y est donnée : « le développement durable est un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

Et pourtant, quelques années auparavant, Antoine de Saint-Exupéry (1900 – 1944) écrivait « Nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants » (Phrase qu'il semble avoir repris d'un vieux proverbe amérindien). (Ainsi donc, ce serait une idée plus ancienne).

Le développement durable devient un enjeu mondial lors de la conférence des Nations Unies, à Rio en 1992, conférence qui a pris le nom de « 1er sommet de la terre ». Cette conférence adopte 27 principes, dont le premier, n'est pas le moindre car il en est le socle fondamental : article 1 « Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature. »

Il en suit 26 principes qui appellent à la transformation radicale des rapports sociaux et économiques:

« Les États et les peuples doivent coopérer de bonne foi et dans un esprit de solidarité à l'application des principes...(art.27). » ou encore « Tous les États et tous les peuples doivent coopérer à la tâche essentielle de l'élimination de la pauvreté, qui constitue une condition indispensable du développement durable, afin de réduire les différences de niveaux de vie et de mieux répondre aux besoins de la majorité des peuples du monde.(art 5) »

Nous sommes loin de la libre-concurrence des marchés, de la spéculation financière et de l'AGCS.

Le développement durable appelle à la Paix, à l'accès au savoir pour tous et à la participation citoyenne dans tous les domaines: « Le public doit être impliqué dans les décisions ...(art 10) ».

Bien sûr, le développement durable s'enracine dans la protection de notre environnement, mais pas pour faire joli. Il s'agit bien de protéger notre environnement, car notre vie, notre avenir et celui de nos enfants, en dépend. On ne protège pas la planète pour elle même, mais bien parce que nous vivons dessus.

Oui les arbres absorbent le Co2 et fabriquent de l'oxygène. Oui l'eau nous est vitale. Oui les abeilles nous permettent de manger des fruits. Et oui les plantes fournissent la base de nombreux médicaments.

Les pollutions en tout genre, tel que le carbone dans l'atmosphère, le mercure dans l'eau ou encore les pesticides dans les aliments sont nocifs. Cela nous empoisonne, cause des maladies graves, et même la mort.

Avoir de la nourriture saine, manger « bio », n'est pas une lubie, mais bien un droit fondamental qui devrait être pour chaque individu sur la terre.

Ne nous laissons pas berner par certains discours ambiant, n'oublions pas que le mot « consommation » a été inventé dans les années 70 par la Société Carrefour, que le groupe total s'est dotée d'une belle fondation développement durable, et que l'entreprise Mosanto dit cultiver les OGM pour notre bien à tous.

Alors oui, le développement durable est antinomique avec le capitalisme, qui lui place l'argent au centre de ses préoccupations, et cela à n'importe quel prix, même humain.

Alors non, le développement durable n'est pas la propriété des écologistes.

Il s'agit bien d'une démarche politique, participative, évolutive, qui se construit avec et pour tous et qui repose sur 4 piliers: le social, l'économique, l'environnement et la participation citoyenne.

 

  dev_durable2.png

 

Christine Sanguinède

 

 

 

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