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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 14:36

Les salariés de Revlon, victimes d'un licenciement boursier, luttent contre la fermeture de leur entreprise

  im 121109 revlon 1

   

( Nous rappelons qu'une proposition de loi contre les licenciements boursiers a été votée au Sénat au mois de février. Que devient-elle ?)

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 16:52

 invit lecture

Gérard Noiret « Autoportrait au soleil couchant », prix Max Jacob 2012.

Gérard Noiret, nous le connaissons bien à Bezons.  Il nous a offert des événements culturels et poétiques de hautes exigences (créations théâtrales « mise en voix », rencontres avec des auteurs, ...). Son recueil «le Pain aux alouettes » est publié en 1982, dans la prestigieuse collection « La petite sirène »  qui avait accueilli Aragon, Dominique Grandmont, Francis Combes, Charles Dobzynski ! Puis il nous donne « Chatila », à lire et à entendre lors de sa première « mise en voix » au Théâtre Paul Eluard (1986). C'est à Bezons qu'il donnera la première et unique représentation de « Madame Bruneau », création tirée de son récit «  Le commun des mortels » (prix Tristan Tzara 1991) .  C'est à Bezons qu'il organisera la première rencontre des « poètes pour la Paix », une manifestation contre la première guerre du Golfe, en présence de Eugène Guillevic, autre grand de la poésie contemporaine.

 

« Autoportrait au soleil couchant » fait partie d'un ensemble littéraire, une fresque dont le premier tableau s'intitule « Chroniques d’inquiétude ». A la première lecture, on y découvre des personnages auteurs de poésie, dont les écrits sont rassemblés pour célébrer le vingtième anniversaire d'une collection « Colosse de Memnon ». Et nous voilà plongés dans un imaginaire, un monde d'effets et de reflets, plein de lyrisme, surprenant, étonnant. On découvre un récit construit à plusieurs voix. Gérard Noiret nous fait voyager dans un univers, le sien bien sûr, mais au travers de ceux qu'il nomme ses « Hétéronymes ».

 

Il nous les présente, leur donne corps et caractère. Il les fait vivre avec ses mots. Dès la première page une indication donne le ton « Un quatuor ». Oui, c'est un quatuor. Quatre voix, trois masculines et une voix de femme. Et il y a les silences, les respirations, le souffle. Chaque partie forme une partition. Comme un chef de chœur, Gérard nous donne à lire un ouvrage hors du commun. Chaque voix, nous permet de découvrir un nouveau registre exceptionnel de son écriture poétique. 


invitlecture 120417 n1


 

      Extraits :


C
est à lintérieur de soi
Désormais
que marcher

Marcher
dincapable phrase
De
faire dix pas

Sans
interroger
Son
allure dans les vitrines

J
habite un lendemain de fête
Qui
na jamais eu lieu

Une
rue de confettis mouillés
Une
traînée de meuble sur le rire

 

 

ICARE

Sous
les structures métalliques de la verrière
qui
soutiennent, aggravé par la neige,
un
poids considérable,
les
voyageurs luttent contre lhiver.
Le
visage emmitouflé, ils ignorent en bout de quai
la
violoniste aux mains nues qui joue Paganini.
Tant
de virtuosité devrait pourtant leur fournir un indice.
Encore
faudrait-il quils aient vu le tableau de Bruegel
et
soient capables de le transpose
r.

 

 

Gérard NOIRET, Autoportrait au soleil couchant, Obsidiane, 126 p., 14 euros

 

Christine Sanguinède

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 15:29

article 120330

Un film de Luc Leclerc du Sablon

 

«Je suis un promeneur curieux des autres» écrit le réalisateur ;

 

Luc Leclerc a filmé le pays, son pays : la France, lors des précédentes élections présidentielles. Cinq ans plus tard, le film n'a rien perdu de sa pertinence ?

Il est allé à la rencontre des gens « ordinaires » ou réputés tels. «Je suis allé chercher la conscience politique. J'avais besoin d'éprouver ma propre interrogation, mes propres doutes face à face ».

 

Las de la musique politico-parisienne savante et de toutes les promesses non réalisées l'accompagnant, le cinéaste Luc Leclerc du Sablon a voulu, à travers son film, redonner la parole au peuple : "Je ne crois pas à la vérité du peuple mais mon film est le fruit d'une exaspération, d'une colère intérieure. Je ne me reconnais pas dans la façon dont l'on présente ce pays, le nôtre. Plus on nous promet "la vérité", plus on s'en éloigne", confie-t-il.

 

 

Nous vous donnons rendez vous le :

 

Mardi 10 avril à 20H30 aux Écrans Paul Eluard.

Projection et rencontre en présence de Luc Leclerc du Sablon


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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 16:38

 

La femme a le droit de monter sur l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune.

Olympe De Gouges

 

 

 

3 Petits articles consacrés à cette journée ! 


Clara Zetkin

(1857-1933)

C’est la journaliste allemande Clara Zetkin qui a lancé l’idée d’une Journée internationale des femmes.

zetkin 120308 n1 Directrice de la célèbre revue Die Gleichheit(L’égalité), qu’elle a fondé en 1890, Clara Zetkin s’inscrit dans une perspective révolutionnaire. C’est elle qui convoqua les conférences internationales des femmes socialistes de Stuttgart (1907) et de Copenhague (1910) où elle imposa son point de vue et qui l’élirent secrétaire, faisant de son journal Die Gleichheitleur organe officiel.

C’est à Copenhague en 1910, lors de la 2ème conférence internationale des femmes socialistes, que l’allemande Clara Zetkin propose, pour la première fois, d’organiser une Journée internationale des femmesen vue de servir à la propagande pour le vote des femmes. La conférence réunit une centaine de femmes venues de 17 pays, et adopte aussitôt cette proposition, inspirée des manifestations d’ouvrières qui se sont déroulées aux États-Unis en 1908 et en 1909. Le 8 mars 1914, les femmes réclament le droit de vote en Allemagne. Elles l’obtiennent le 12 novembre 1918.

zetkinrosa 120308 n2    Clara Zetkin et Rosa Luxemburg 

 

 

Clara Zetkin est emprisonnée en 1915 en raison de ses convictions pacifistes. En 1916, elle joue avec Rosa Luxemburg, un rôle essentiel dans la création du parti communiste allemand. En 1920, élue au Reichstag, Clara Zetkin assiste à la montée du nazisme en Allemagne, tandis que l’arrivée au pouvoir de Staline la met à l’écart de l’Internationale communiste.
Le 30 août 1932, à 75 ans, elle est chargée, en sa qualité de doyenne du Reichstag, de prononcer le discours d’inauguration du parlement où dominent les chemises noires. Elle lance un vibrant appel à lutter contre le nazisme. Ce sera sa dernière manifestation publique. En exil à Moscou, elle meurt le 20 juin 1933 dans des conditions qui n’ont jamais été élucidées.

clara-120308 n3Ses convictions lui ont survécu. Elle a défendu une conception du couple au sein duquel les partenaires devaient être égaux en droits. Elle est favorable au divorce par consentement mutuel et pense que les garçons, comme les filles, doivent prendre part aux soins du ménage. Mère de deux garçons, elle a vécu elle-même en union libre, et s’est toujours montrée une ardente partisane du travail des femmes, seul moyen pour elles d’accéder à l’autonomie.

 

 

DANGEREUSE MARINE ( Pas la nationale ! ).

Pour le 8 mars elle montre son visage...

fete femmes 120309 n4

 

La position de Marine Le Pen sur l’avortement est assez claire, même si elle n'est pas explicite.

La référence au "caractère sacré de la vie" et à la "protection de la vie de la personne de la conception à la mort naturelle", ou encore la notion d' "adoption prénatale" remettent clairement en cause le droit des femmes à choisir. Considérer que l'embryon est une personne dès la conception, c'est considérer, avec les associations extrémistes anti-choix, que l'avortement est un meurtre. Marine Le Pen ne défend pas le droit des femmes à décider de poursuivre ou non une grossesse et à disposer de leur corps. Bien au contraire.

Voici ce qu'elle déclarait sur Radio Courtoisie en 2008 : "Si j’avais les moyens, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire baisser de manière majeure le nombre des avortements mais surtout pour réinsuffler chez les femmes – et les hommes – la conscience du caractère sacré de la vie".

Dans le programme du Front National de 2002, il est inscrit que « les lois sur l’IVG seront abrogées ». Marine Le Pen propose aujourd'hui, dans la même veine, un référendum contre le droit à l’IVG ainsi qu’une proposition de loi de déremboursement de l'avortement par la Sécurité sociale (35 députés FN l’avaient déjà demandé en 1986 à l’Assemblée Nationale).

Une telle mesure serait extrêmement catastrophique pour la santé et pour les droits des femmes. Elle constituerait un retour en arrière et risquerait de décupler les inégalités sociales face à l'avortement : les femmes issues de catégories sociales aisées pourraient continuer de partir avorter à l'étranger, tandis que les autres, les femmes plus modestes, n'en auraient pas les moyens.

On voit donc bien quelle est la position, totalement rétrograde, de Marine Le Pen en matière de droit des femmes à disposer de leur corps. Marine Le Pen est opposée au droit à l'avortement et mettra en place des politiques publiques qui, dans la loi et dans les faits, empêcheront les femmes d'exercer ce droit.

En 1984, à L’Heure de vérité, Jean-Marie Le Pen expliquait que « l’homosexualité [constituait] une anomalie biologique et sociale » avant de prédire « l’homosexualité nous conduit, si elle se développe, à la fin du monde ». Sa fille se contente de nier la légitimité des associations luttant pour les droits des homosexuels : « Je suis totalement contre le mariage homosexuel et d’ailleurs, je pense que beaucoup d’homosexuels ne le réclament pas. […] Je pense que les associations soi-disant représentatives ne sont pas représentatives [des homosexuels].» Elle se saisit de ce prétexte (faux par ailleurs) pour refuser le droit au mariage gay et l’adoption pour les couples homosexuels.

 

 

BEZONS

fete_femmes_120309_n5.jpg

 

Alors que la parité est encore loin d'être atteinte en France, au niveau des institutions politiques ; en 1925, alors que les femmes n'avaient pas le droit de vote, 2 femmes : mesdames Rocca et Bouvet furent élus au conseil municipal sur la liste du maire Eugène Branchard.

 

 

 

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 19:16

 

Le crachat et le rêve français.....

 

 

Lettre à monsieur le ministre de l'intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration

 

 

Monsieur le ministre,

 

La sous-direction de l'accès à la nationalité française du ministère que vous dirigez vient de signifier à madame S.Boujrada, ma mère, le classement de son dossier et un refus d'attribution de nationalité. « Vous ne répondez pas aux critères », est-il écrit dans un courrier sans âme que l'on croirait tout droit sorti de l'étude d'un huissier ou d'un notaire.

 

Ma mère est arrivé en France en 1984. Il y a donc vingt-huit ans, monsieur le ministre, vingt-huit ans ! Arrivée à Casablanca, elle maîtrisait parfaitement le français depuis son plus jeune âge, son père ayant fait le choix de scolariser ses enfants dans des établissement français de la capitale économique marocaine.

 

Elle connaissait la France et son histoire, avait lu Sartre et Molière, fredonnait Piaf et Jaques Brel, situait Verdun, Valmy et les plages de Normandie, et faisait, elle, la différence entre Zadig et Voltaire ! Son attachement à notre pays n'a cessé de croître. Elle criait aux buts de Zidane le 12 juillet 1998, pleurait la mort de l'abbé Pierre.

Tout en elle vibrait la France. Tout en elle sentait la France, sans que jamais la flamme de son pays d'origine ne s'éteigne vraiment. Vous ne trouverez trace d'elle dans aucun commissariat, pas plus que dans un tribunal. La seule administration qui pourra vous parler d'elle est le trésor public qui vous confirmera qu'elle s'acquitte de ses impôts chaque année. Je sais, nous savoins qu'il n'en est pas de même pour les nombreux fraudeurs et autre exilés fiscaux qui, effrayés à l'idée de participer à la solidarité nationale, ont contribué à installer en 2007 le pouvoir que vous incarnez.

 

 

La France de ma mère est une France tolérante, quand la vôtre se construit jour après jour sur le rejet de l'autre.

 

 

La France de ma mère est une France tolérante, quand la vôtre se construit jour après jour sur le rejet de l'autre. Sa France à elle est celle de ces banlieues, dont je suis issu et que votre héros sans allure ni carrure, promettait de passer au Kärcher, puis de redresser grâce à une plan Marshall qui n'aura vu le jour que dans vos intentions. Sa France à elle est celle de l'article 4 de la Constitution du 24 juin 1793 qui précise que « tout homme-j'y ajoute toute femme-né(e) et domicilié(e) en France, âgé(e) de 21 ans accomplis, tout(e) étranger(e) âgé(e) de 21 ans accomplis, qui, domicilé(e) en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse un(e) Français(e), ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard, tout(e) étranger(e) enfin, qui sera jugé(e) par le corps législatif avoir bien mérité de l'humanité, est admis(e) à l'exercice des droits de citoyen français ». La vôtre est celle de ces étudiants étrangers et de ces femme et hommes que l'on balance dans des avions à destination de pays parfois en guerre.

 

Vous comprendrez, monsieur le ministre, que nous ayons du mal à accepter cette décision. Sa brutalité est insupportable. Sa légitimité évidemment contestable. Son fondement, de fait, introuvable. Elle n'est pas seulement un crachat envoyé à la figure de ma mère. Elle est une insulte pour des millions d'individus qui, guidés par un sentiment que vous ne pouvez comprendre, ont traversé mers et océans, parfois au péril de leur vie, pour rejoindre notre pays. Ce sentiment se nomme le rêve français. Vous l'avez transformé en cauchemar.

 

Malgré tout, monsieur le ministre, nous ne formulerons aucun recours contre la décision de votre administration. Nous vous laissons la responsabilité de l'assumer. Nous vous laissons à vos critères, à votre haine et au déshonneur dans lequel vous plongez toute une nation depuis cinq ans. Nous vous laissons face à votre conscience.

 

Quand le souffle de la gifle électorale qui se prépare aura balayé vos incertitudes, votre arrogance et le système que vous dirigez, ma mère déposera un nouveau dossier.

 

Je ne vous salue pas, monsieur le ministre.

 

AMINE EL KHATMI

Journal Libération du 5 décembre.

 

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 15:37

Je vous propose, non pas un, mais deux ouvrages qui traitent de l'absurdité et de la dangerosité d'un monde libéral et capitaliste. Le premier « JUSQU'ICI TOUT VA BIEN ! »a été écrit par un ancien haut fonctionnaire, devenu membre du MEDEF. J'entends les réactions de certains « Quoi? Un membre du MEDEF? ». J'ai pensé que pour une fois qu'il y en avait un qui dénonce les dérives du système capitaliste, ce pouvait être intéressant. Quant au second livre, il s'agit d'un ouvrage de Susan Georges, un excellent ouvrage « Leur crise, nos solutions ». Susan Georges est écrivain, militante altermondialiste et est la présidente d’honneur d'ATTAC.

 


JUSQU'ICI TOUT VA BIEN ! De Éric Verhaeghe

A lire le titre, nous pourrions croire que son auteur est un homme heureux. Et pourtant... !

Fils d'ouvrier, il a grandi au pied des mines de charbon en Belgique et dans la pure tradition républicaine il a profité de l'ascenseur social jusqu'à devenir Énarque.

Il a fait carrière dans le secteur public, puis il est passé au secteur privé et a intégré en 2007 une fédération patronale. En 2009 il est nommé à la présidence de l'A.P.E.C. (Association Paritaire pour l'Emploi des Cadres) et se retrouve membre de plusieurs conseils d'administration. 

varhaeghe

Cet homme aurait pu continuer à vivre sa vie , tranquille, bien rémunéré. Mais voilà, cet homme a quelques valeurs. Il se revendique ni de gauche, ni de droite, mais voue à la république et à la démocratie un profond respect. Pour lui, seul compte l'intérêt général. Page après page, il nous livre ses réflexions, ses constats, son vécu de membre du MEDEF. Il en a claqué la porte avec fracas, écœuré par les « petits arrangement entre amis ».« Que des dirigeant gagnent très bien leur vie n'est pas choquant en soi. Mais que leur rémunération soit totalement disproportionnée par rapport à leur action effective dans l'entreprise pose une véritable question ». Sa prise de conscience, il en parle comme d'un éveil, ou plutôt d'un réveil, dans un monde où les inégalités ne cessent de croître au bénéfice de la cupidité de ces aristocrates. Pour ces derniers un seul mot d'ordre « atteindre la concurrence pure et parfaite ». Pour y arriver, « les principaux outils […] sont bien connus : la publicité, la mode, le phénomène collectif (comme les championnats de foot - NDLR)». Il liste ainsi tous les rouages d'un système bien rodé depuis les années 70. Il dénonce tout. Le système politique et fiscal fondé sur l'appétit d'un petit nombre, qu'il qualifie d'aristocratie libérale. Les mensonges : la dette, le coût du travail, les charges trop lourdes, « le travail ne coûte pas trop cher, mais l'aristocratie ne s'estime jamais assez rémunérée ». Il démontre l'injustice de la fiscalité : les impôts sur le revenus, la CSG, la TVA, etc. « Peu de français ont porté attention à la signification exacte de cette innovation fiscale (la CSG). En réalité, elle consiste à déporter sur eux une charge qui pesait sur les propriétaires du capital ». Il constate la mise en avant de l'insécurité comme outils politique pour influencer le vote des citoyens, et surtout éviter de parler de l'essentiel. Et la mondialisation « la grand hypocrisie de la mondialisation consiste à offrir une très grande liberté de circulation aux capitaux, qui peuvent disposer à leur guise de la main-d’œuvre partout dans le monde, mais à priver la main d’œuvre de cette liberté vis-à-vis du capital ».Sa conclusion s'intitule « pour une rupture profonde ». Il espère une république où le contrôle citoyen serait renforcé. Dans cette nouvelle société, les salariés devraient connaître la rémunération exacte de leur patron. Il invoque le contrôle citoyen, et notamment dans le monde économique « dès lors qu’une entreprise atteint une taille qui la rend plus puissante qu’un État, il faut la démanteler. On sait le faire quand l’entreprise constitue une menace pour la libre concurrence. Je ne vois pas pourquoi on n’aurait pas ce pouvoir dès lors qu’elle menace la souveraineté des peuples ».

 

ÉRIC VERHAEGHE, Jusqu'ici tout va bien, éd Jacob-Duvernet, 190 page, (février 2011)- 19,90€

 

 

 

CRISE VOUS AVEZ DIT CRISE ?

C'est par ces mots que commence la quatrième de couverture du livre « LEURS CRISES NOS SOLUTIONS » de Susan Georges.

Elle y décrit les mécanismes de la crise de 2008 d'une manière remarquable, et plus globalement les dangers du système capitaliste et de la pensée Libérale. L'irresponsabilité des banques, la loi regroupant les banques de dépôts et celles de la finances, les agences de notations, la crise des subprimes, etc. Elle y démontre aussi les solutions possibles, qui ne sont pas du tout utopiques, mais qui se heurtent au mur d'une information tronquée, déformée et « pilonnée » chaque jour dans les médias.

susan george

 

« Une classe sociale dominante internationalisée, organisée et déterminée, contrôle l'appareil productif mondial et les États, pour les mettre au service de leurs intérêts. Ses membres, "la classe de Davos",constituent un monde où la finance détermine l'économique qui détermine le social. Et la planète doit s'arranger avec cela ». Susan George appelle à inverser l'ordre des priorités. Chapitre après chapitre, elle dénonce, dans un style très pédagogique, les folies de la finance et l'injustice des inégalités croissantes (de revenus, mais aussi d'accès à la nourriture et à l'eau). Elle pointe aussi les risques de conflit (inégalités, réfugiés environnementaux…).

SUSAN GEORGES,  leurs crises nos solutions , éd. Albin Michel, 368 pages ( mai 2010)- 20€

 

 

Christine Sanguinède

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 18:21

 

POUR QUE CESSE L’AUSTERITE

POUR QUE VIVE LA DEMOCRATIE REELLE

POUR CONSTRUIRE UN AUTRE MONDE

 

Les Indignés de la Bastille, mobilisés depuis six mois étaient déterminés à tenter leur Occupy Wall Street français, à la Défense.

Vendredi 4 novembre au soir, ils ont déballé tentes, pancartes et couvertures de survie sur le parvis du quartier d’affaires des Hauts-de-Seine, emboîtant le pas à leurs cousins espagnols, portugais, anglais, américains (New York mais aussi Chicago ou Los Angeles).

indigné1

 

Planter sa frêle guitoune au milieu des écrasantes tours abritant les sièges des grandes entreprises françaises, autant dire au cœur du capitalisme, semblait judicieux pour dénoncer les dérives du système.

Neuf fourgons de gendarmes mobiles équipés de pied en cap, étaient là pour les empêcher de prendre racine. Par raids successifs, les forces de l’ordre se sont emparées des tentes des manifestants. Deux personnes ont été blessées lors des escarmouches.

 

indigné2

 

 

«Nous  sommes  les 99%, nous refusons que le  1%  décide de notre avenir et de l’avenir du monde à notre place » :slogan des Indignés.

Des centaines de personnes sont venues les rencontrer et participer aux assemblées générales et aux débats jusqu’au dimanche.

Par cette démonstration publique, les indignés français ont réussi à sortir de l’anonymat :

un signal social fort qui ne peut être considéré comme un non-événement.


Le L.A.B.' ne peut être qu'à leurs côtés.



Murielle GREUET

 

A lire :Indignez-vous de Stephane HESSEL Editions INDIGENE.

Collection :  ceux qui marchent contre le vent.

Engagez vous de Stephane HESSEL Editions de l'Aube

 

indigné3

 

 

 

 


 

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 18:13

                           pboniface1 

Invitation à lire.

 

Le triomphe médiatique des experts en mensonge.

 

 

pboniface2

 

Pascal Boniface est en colère contre les intellectuels faussaires, et il le fait savoir. Et pourtant cela n'a pas été facile, car 14 éditeurs ont refusé de publier son manuscrit qui s'attaque à « ces mercenaires » qui mentent sciemment au public et pourtant restent les stars des médias. « On peut mentir une fois à tout le monde, tout le temps à une personne, mais jamais tout le temps à tout le monde ».

Pascal Boniface est directeur de l'IRIS (l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques).Dans ce domaine il est connu et reconnu par ses pairs. C'est un chercheur universitaire. Aussi, a t-il choisi de prendre des exemples portant sur son domaine de connaissance, pour démasquer ces pseudo -intellos : le Proche Orient, la Palestine et les pays Arabes.

Son livre se compose en deux parties. La première traite « de la malhonnêteté intellectuelle en général ». Ces soi-disant experts, servent un discours dominant, en usant et abusant des médias, plus à la recherche de sensationnel que de véritable information. Pire encore, « ces mercenaires », comme il les qualifie, « fabriquent de faux concepts », et « des leurres idéologiques » . Pour lui, nous sommes aux antipodes de ce que disait Voltaire «  je ne suis pas d'accord avec vous, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez exprimer vos idées ». En effet, ce qui pose problème à Pascal Boniface c'est la méthode employée par ces « faussaires ». Ils ne débattent pas. Ils jugent ; « Des intellectuels, professionnels du moralisme en relations internationales, ont ainsi tendance à voir leurs opposants comme des ennemis au nom de la morale. En agissant ainsi, ils quittent le débat intellectuel pour entrer dans une forme de terrorisme intellectuel. ». Ces faux intello sont des « occidentalistes ». « Ils estiment que le monde occidental doit dominer le reste du monde.[...] parce qu'il est, selon eux, moralement supérieur. » Ce concept propre aux conservateurs américains, s'est renforcé depuis les attentas du 11 septembre.

La seconde s'intitule « quelques faussaires en particulier » . Il y dénonce, avec exemple à l'appui, quelque uns de ces illustres fossoyeurs de la pensée. Il précise dans un avertissement préalable «  je ne leur reproche pas de penser ce qu'ils pensent […] l'utilisation d'argument falsifiés est quelque chose qui ne devrait pas être admis. » D 'Alexandre Adler, à Philippe Val, Pascal Boniface nous démontre leur manière d'agir. Arrêtons nous quelque instant sur le cas Philippe Val. Cet ancien humoriste ( avec son compère Patrick Font, ils formaient le duo Font et Val), est devenu rédacteur en chef de Charlie-Hebdo. « En novembre 1997, […] Philippe Val consacrait la quasi totalité de son éditorial au plaisir qu'il avait eu à lire le livre sur « les nouveaux chiens de garde » de Serge Halimi... » ou encore « dans les « BHL » se rebiffe, du 23 septembre 1988, il écrit « le film de BHL avec Alain Delon, promu par tous les médias fait un bide. Le livre de Bourdieu sur la domination masculine, promu par personne, fait un triomphe.. ». Le fait est ; Philippe Val a fait un révolution sur lui même. Il est devenu géopolitologue, mieux philosophe,.grâce à son nouvel ami, BHL.

Le morceau de choix reste le chapitre consacré à BHL lui même, qu'il qualifie de « seigneur et maître des faussaires ».Il y décrit ses liens avec des hommes comme François Pinault, de son entreprise en Côte d'Ivoire, de son pouvoir dans les médias ( BHL est président du conseil de surveillance de la chaîne Arte, actionnaire de Libération, etc…). BHL ne supporte pas que l'on puisse s'attaquer à la politique du gouvernement israélien. Sa riposte est immédiate ; l'antisémitisme. C'est son arme pour disqualifier tout opposant à sa pensée. La seule chance de BHL est que , depuis l'affaire Botul (1), le ridicule ne tue pas. Mais lui ne se gène pas pour « flinguer » tous ceux qui osent le contredire ou faire une mauvaise critique de ses écrits ou autres productions.



Christine Sanguinède



Invitation à lire : Pascal BONIFACE « Les intellectuels faussaires », édition Jean-Claude Gawsewitch, 252 pages, 19,90€



1) Botul n'a jamais existé en tant qu'écrivain ...et B.H.L. en avait dit du bien et conseillé sa lecture.  

 


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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 22:27

 

De plus en plus les passerelles entre la droite et l'extrême droite se multiplient.

Dernière en date : Thierry Mariani dans Minute. Après Guéant qui ressemble de plus en plus à un ministre des affaires étrangères style 1933, après les maires qui interdisent que l'on fouille dans les poubelles, après David Douillet qui n'aime pas les homosexuels, Nadine Morano qui demandait aux maires de son département de parrainer aux élections présidentielles Jean Marie Lepen, Frédéric Lefevre ( ami de Olivier Régis) qui pense que le chômage est du à la forte natalité des français, et que l'immigration est liée à l'insécurité, voilà que dans une longue interview à l'hebdomadaire d'extrême droite Minute paraissant mercredi 19 octobre, le ministre des transports et cofondateur de la Droite populaire Thierry Mariani (UMP) fustige le droit de vote des étrangers. La Droite populaire doit lancer cette semaine une pétition sur le sujet.

 

«Le droit de vote des étrangers est "un calcul cynique pour créer artificiellement de nouveaux bataillons électoraux pour la gauche, face à un peuple français jugé trop 'réactionnaire'", juge-t-il. Dans son projet, le parti socialiste veut étendre aux citoyens hors-Union européenne le droit de vote aux élections locales françaises.

"Ces étrangers ont eu une décennie pour devenir Français, mais n'en ont pas saisi l'opportunité. C'est donc un choix délibéré – qu'il faut respecter – ou une incapacité, parce que la nationalité leur a été refusée. Dans tous les cas, je ne vois pas pourquoi ils bénéficieraient des privilèges des citoyens français", explique Thierry Mariani. »

  mariani1

  

"LE PATRIOTISME N'EST PAS UNE MARQUE DÉPOSÉE"

 Lorsqu'on lui demande s'il ne court pas "sur les terres du FN", Thierry Mariani répond : "Le patriotisme n'est pas une marque déposée du Front national. J'ai fait passer un nombre incalculable d'amendements durant ma vie parlementaire, dont beaucoup étaient liés au respect des valeurs patriotiques, à la maîtrise des flux migratoires".

Concernant Marine Le Pen, il estime que si elle "se retrouve au second tour" de la présidentielle, "tout le monde sait qu'elle sera battue et la légitimité du vainqueur n'en sera que plus écrasante". "Et il est loin d'être sûr qu'elle soit au second tour, ce qui clôt le débat", ajoute-t-il.

 

 

mariani2

 

 

Lorsque l'on sait que les ministres de Sarkozy doivent avoir pour parler l'autorisation de leur maître, Mariani est un bon toutou obéissant....pour ne pas écrire doberman.





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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 09:09

17oct1  

Il y a 50 ans ont été noyés des centaines de patriotes algériens dans une manifestation pacifique.

Il y 54 ans Maurice Audin, algérien d'origine européenne était enlevé par les paras français et personne ne l'a revu vivant

A Bezons, trois corps furent découverts au Pont de Bezons. 

A Bezons vit la sœur de Maurice Audin.

Parce que le L.A.B.' se veut porteur de mémoire, parce qu’il est profondément anticolonialiste, parce qu’il partage les valeurs que Maurice Audin défendait, parce que les coupables du 17 octobre n'ont jamais été condamnés, nous vous informons de deux initiatives porteuses d'avenir :

  • le lundi 17 octobre 18 H15 un hommage sera rendu au Pont de Bezons par Dominique Lesparre, Maire de Bezons, Conseiller général qui dévoilera une plaque ( dont le dessin a été offert par Jeanne Puchol d'après l’œuvre de Didier Daeninckx:Meurtres pour mémoire ») pour rappeler cet événement, tache ignominieuse pour la République. Puis au Théâtre Paul Eluard sera projeté le film : Ici on noie les algériens de Yasmina Adi à 20H30

17oct2

 

  • l'autre événement sera l'inauguration de la résidence Maurice Audin, au 13 rue Edouard Vaillant le jeudi 20 octobre 2011 à 18 heures. Cette inauguration sera suivie par une soirée d'échanges organisée par l'association Sophie l'a dit et l'association Maurice Audin avec l'historienne Sylvie Thenault, le comédien Lounès Tazaïrt entre autres à la Maison du Peuple 40 rue Claude Bernard.

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