Une République sociale tout d’abord, mettant le « collectif » au centre. Ce fut la prise de conscience de ce fait qui fit passer Jaurès, jeune député républicain, au socialisme. Cette république ne saurait tenir ses promesses sans placer les travailleurs et la justice sociale en son centre. République sociale donc, mais aussi République laïque articulée à la loi de 1905 portée à bout de bras par le fondateur de l’Humanité en son acte de naissance. Vivante et à faire vivre avec une école publique visant à développer l’autonomie et l’esprit critique. « Apprenez aux enfants à lire et à penser », demandait Jaurès. Cette exigence doit être réitérée à chaque génération.
République universelle enfin, appelant en elle-même à son dépassement comme République de nations unies et souveraines.
Sous le patronage de Jaurès, le nouveau débat auquel vous convie le LAB a pour objet de brosser un commentaire alerte de l’actualité récente qui sonne comme un bilan critique du quinquennat qui s’achève. Un bilan sévère compte tenu des attentes qu’il avait pu susciter. Et à la veille de nouvelles élections présidentielles et législatives ce qui est en jeu, c’est la République elle-même, « flamme toujours vacillante », martèlait Jaurès.
Avec Charles Sylvestre, vice-président de l’association des Amis de l’Humanité et auteur de « La Victoire de Jaurès » et de « Je suis Jaurès », le LAB vous propose donc de revenir sur les positions de Jean Jaurès à l’égard du rôle du Président de la république et des parlementaires ainsi que sur la question des réfugiés.