Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Laboratoire d'Actions pour Bezons (LAB'). Groupe de réflexion et d’action pour une ville toujours dynamique,solidaire et ouverte sur le monde

Publicité

De Gaulle :« La France a décidé une fois pour toutes d'être la France, et j'invite le reste du monde à s'en accommoder.

 

Ecouter les mots par François Taillandier

 

La « sommée européenne »

 

La France sommée d'économiser 8 milliards, lisais-je l'autre jour à la une d'un quotidien. On nous « menacerait » de ne pas valider le budget 2015. Nous serions « sous surveillance ». Il pourrait y avoir des « sanctions ». Voire une « amende ».

 

Eh bien moi, je dois dire que je n'aime pas du tout ce genre de vocabulaire, auquel nos médias se sont habitués, dirait-on, et travaillent à nous habituer aussi. Pas seulement en matière budgétaire, d'ailleurs. L'autre jour, il était question que la cour européenne des droits de l'homme « contraigne » la France à je ne sais quoi. Je regrette, je ne m'y fais pas! Dans mon esprit, la France, ma France, n'a pas à être « sommée» de quoi que ce soit, par qui que ce soit. Et surtout pas par trois technocrates bruxellois ou par une chancelière allemande. Et j'en veux beaucoup aux dirigeants politiques qui, primo, ont laissé filer les dépenses (« l'argent que l'on pourchasse, disait Rousseau, est celui de la servitude ») et, secundo, ont signé des traités aux termes desquels la France peut être « sommée ».

commissaires

 

Aurais-je donc des réactions de patriote du genre scrogneugneu? De nationaliste indécrottable? Ou même (comble d'horreur) de Français de souche? C'est une question de logiciel. Moi, la France, on m'a appris tout petit (chez les curés!) que c'était le « pré carré » dessiné par Louis XIV et le maréchal de Vauban. Et que sur ce pré carré, la Révolution avait planté un arbre: la souveraineté nationale, c'est à dire celle des citoyens. Moi, ma France, c'est « celle qui construisit de ses mains vos usines » (Jean Ferrat).

 

C'est cette France périphérique décrite par Christophe Guilly dans l'ouvrage qui porte ce titre (1), abandonnée par une mondialisation que l'on pare du nom plus flatteur d'ouverture au monde – question de vocabulaire, là encore – Cette France là, si aujourd'hui elle glisse vers le Front national, on pourra dire que nos dirigeants l'auront bien poussée au vice.

C'est certes mille fois plus que dommage, mais ils porteront la responsabilité de cela aussi.

commissaires1.png

 

Il serait temps, vraiment temps, qu'un authentique socialisme (vocabulaire toujours: rien à voir avec les clampins de la rue de Solférino) reprenne face aux sommations des uns et des autres le mot cinglant du général De Gaulle: « La France a décidé une fois pour toutes d'être la France, et j'invite le reste du monde à s'en accommoder. »

 

(1) Editions Flammarion

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article