Le ton monte d’un cran. Plusieurs sections franciliennes de la Fédération de conseil de parents d’élèves (FCPE) ont reçu mercredi en début d’après-midi un mail de menaces leur enjoignant de « ne pas jouer à s’opposer aux programmes de la journée de retrait
« Nous avons relevé les noms des activistes FCPE qui défendent la théorie du genre école par école, collège par collège, département par département en Ile-de-France. On en restera pas là (sic) », poursuit le mail anonyme intitulé « Répression FCPE ».
Lundi, à l’appel de Farida Belghoul, une enseignante proche d’Alain Soral et Dieudonné, de nombreux parents n’ont pas envoyé leurs enfants à l’école. Ils protestaient contre la volonté supposée de l’éducation nationale d’apprendre la masturbation en maternelle » ou « déguiser les garçons en petites filles « ou encore de faire venir « des intervenants homo ou lesbienne qui viendront leur bourrer la tête d’idées monstrueuses ».
Ce mouvement a été très suivi à mais aussi à Asnières (Hauts-de-Seine), Garges, Sarcelles, Gonesse (Val-d’Oise), Grigny.
Vincent Peillon, le ministre de l’éducation a immédiatement qualifié ses propos de « mensonges ». Mercredi, le ministre de l'Education nationale, a demandé aux proviseurs de convoquer les parents qui retireraient leur enfant de l'école. Cette initiative vise à «expliquer» aux intéressés «la réalité des choses» et «leur rappeler que dans notre pays il y a une obligation scolaire à l'égard des enfants», a-t-il dit devant la presse à la sortie du Conseil des ministres.
Conseil Départemental des Parents d’élèves