Laboratoire d'Actions pour Bezons (LAB'). Groupe de réflexion et d’action pour une ville toujours dynamique,solidaire et ouverte sur le monde
AUSTERITE : LES FEMMES EN PREMIERE LIGNE
Elles sont aujourd’hui les premières concernées par la croissance du chômage et du sous-emploi.
Elles sont les premières touchées par les emplois précaires et par le temps partiel. Ce dernier a connu une forte croissance depuis vingt ans, concernant très majoritairement les femmes (plus de 80 % des emplois à temps partiel) et dans la très grande majorité des cas, il est subi. Dans certains secteurs fortement féminisés, (le nettoyage, la restauration, la grande distribution), les embauches se font seulement à temps partiel.
Or cette croissance organisée du sous-emploi est occultée par les statistiques officielles du chômage. Il demeure largement responsable de la féminisation de la pauvreté :
avoir un emploi ne protège plus de la pauvreté, quand il s’agit d’un emploi au SMIC à temps partiel. Et l’augmentation du SMIC par le gouvernement en juillet dernier
a été ridicule...
Ce qui prédomine aujourd’hui, derrière les grandes déclarations sur l’égalité professionnelle, c’est une politique qui se donne désormais pour objectif assumé de faire baisser le coût du travail au nom de la compétitivité.
Dès lors, comment accepter que la Ministre des droits des femmes se félicite de l’accord national interprofessionnel (ANI) signé par le patronat et des organisations
syndicales minoritaires alors qu’il va faciliter les variations d’amplitude
horaires en fonction de l’activité et offre des dérogations multiples à la durée minimale fixée à 24h
Alors que sous couvert de sécurisation de l’emploi il renforce et systématise la flexibilité du travail, l’objectif du Medef étant d’en finir avec toute référence à une durée légale et collective du travail
C’est le sens de l’offensive patronale engagée dans toute l’Europe, et
à laquelle les politiques gouvernementales, de l’Allemagne à l’Espagne
en passant par l’Italie, répondent positivement.
Si ces politiques constituent une attaque contre tous les salariés, les femmes en
sont les premières victimes.
En France comme dans toute l’Europe, les femmes sont durement touchées par la crise. Ces effets sont accentués par les
politiques d’austérité et de
compétitivité mises en place par le gouvernement, en réponse aux exigences patronales.
Conférence internationale des femmes 1921 : Clara Zetkin et Alexandra Kolontai
AUS