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Les français aux revenus modestes vont payer encore plus.
Nicolas Sarkozy, le M.E.D.E.F, veulent imposer aux français une augmentation de la T.V.A pour alléger la pression financière sur le travail, et faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produit.
Derrière cette annonce, cette fausse bonne idée, il y a de l''incohérence volontaire, des cadeaux aux entreprises, aux spéculateurs, aux amis de Sarkozy. Ce sont encore les consommateurs les plus modestes qui vont subir cette augmentation d'impôts.
En effet:
Les prix des produits fabriqués en France ne baisseraient pas ou si peu.
Rien ne garantit, bien au contraire que la baisse des charges sont répercutées sur les prix hors taxes. Tout au contraire. Les entreprises auraient sans le moindre doute tendance à garder pour elles la majeures partie du produit de cette baisse. Ce qui s'est passé avec la diminution de la TVA sur la restauration est éloquent de ce point de vue: l'essentiel est allé dans la caisse des restaurateurs face à peu d'embauches et peu, très peu, de baisses des prix. Il y a , c'est bien connu, une rigidité des prix à la baisse, ce que les économistes appellent « l'effet de cliquet »: les prix augmentent facilement et ne diminuent que très difficilement.
Tous les prix à TVA majorée augmenteraient.
Pour cette même raison, on peut être certain que le relèvement de la TVA serait répercuté sur les prix de détail. Ce serait même quasiment automatique. Que ce soit sur les produits fabriqués en France ou importés. Au total ce seront bien les consommateurs qui auraient à supporter le poids de cette réforme.
Le dispositif renforcerait encore les inégalités de revenus.
Ces consommateurs ne sont d'ailleurs pas égaux vis-à-vis de la TVA. Selon un rapport de la très sérieuse Cour des comptes, elle pèse aujourd'hui de 11,5% sur les revenus des 10% les plus pauvres et de 5.8% sur ceux des 10% les plus aisés. Et pour cause, ces derniers épargnent -hors de toute TVA – une part non négligeable de leurs revenus.
Il faut appeler un chat un chat,: c'est un plat réchauffé que chef de l'État lors de ses vœux nous a reservi : un nom: un nouvel accommodement, de la désormais insubmersible TVA sociale, un sorte de serpent de mer, une augmentation d'un impôt injuste.
En l'évoquant au soir du premier tour des législatives de 2007, Jean-Louis Borloo, éphémère ministre de l'économie, avait, dit-on, fait perdre quelques dizaines de sièges à l'UMP.
Et de temps à autre voici qu'on nous la ressert: le MEDEF s'y dit extrêmement favorable -on comprend pourquoi-, Jean-François Copé, tout comme Hervé Morin en font leur oriflamme et même Manuel Valls avait cédé à cette vilaine sirène lors des débats de la primaire socialiste.
Même Alain Madelin, libéral, parmi les « libéraux » condamne cette mesure: « La TVA sociale est une manipulation fiscale » et U.F.C que choisir juge: « Cette mesure est injuste et à l'efficacité douteuse ».
Il est vraiment temps d'arrêter les pyromanes que sont Sarkozy, Parisot, Fillon et consorts