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Laboratoire d'Actions pour Bezons (LAB'). Groupe de réflexion et d’action pour une ville toujours dynamique,solidaire et ouverte sur le monde

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Le L.A.B.'aux cotés de ceux qui pleurent Madiba, humble serviteur du peuple comme il aimait à le dire.

 

MANDELA2

 

Madiba n'est plus mais Nelson Mandela sera toujours présent



Son message à la jeunesse en 1996, toujours d'actualité en 2013

«L'avenir est entre vos mains»

« Je souhaite m’adresser à chacun d’entre vous qui êtes présents à la Fête de l’Humanité, et plus particulièrement aux jeunes. Nous pouvons regarder le XXe siècle, et le millénaire qui est sur le point de se terminer, avec la certitude que nous, de la vieille génération, avons au moins réalisé certaines tâches majeures.

Au milieu du siècle, le nazisme et le fascisme ont subi une défaite écrasante. Lors de la seconde moitié de ce siècle, le système colonial, qui privait la  majorité des peuples du monde des droits fondamentaux, a été vaincu dans la plupart des endroits de la planète. Nous vivons dans un monde qui, par bien des aspects, est devenu plus unifié, et pas seulement par l’action de la technologie. Il y a une conscience grandissante de la diversité des valeurs et des histoires, une plus grande tolérance et, effectivement, la valorisation de la diversité au sein d’une humanité commune.

Mais qui oserait affirmer que tous les problèmes de ce monde ont été résolus?

Ma génération laisse la jeune génération avec quelques exemples héroïques de tâches accomplies. Mais nous vous laissons aussi avec d’énormes défis, avec des problèmes anciens et nouveaux. Le chômage sévit dans beaucoup de pays. C’est l’un des principaux fléaux de notre époque. Cela frappe encore beaucoup plus les jeunes. À travers le monde, nous devons désigner le chômage comme l’un des plus grands maux de notre temps.

Si le XIXe siècle fut une ère d’émigration de masse de l’Europe vers le monde en développement, la seconde moitié de notre siècle a connu un processus inverse. Des millions et des millions de personnes des pays en développement se sont déplacées, en tant que réfugiés économiques, vers les pays les plus développés. Ceux qui, sans critique aucune, chantent les louanges de la globalisation sont habituellement les tout premiers à décrier cet aspect qu’est la globalisation du marché du travail, mettant en lumière les disparités à travers les frontières. Ces migrations de masse génèrent leurs propres nouveaux défis pour les jeunes. Par exemple, il existe une génération qui ne se sent pas appartenir au pays de ses parents, mais ne se sent pas non plus partie intégrante de son nouveau pays d’adoption.

De plus, les vastes migrations entre les pays, mais aussi à l’intérieur des pays, de la campagne vers la ville, ont souvent miné des structures plus anciennes de soutien, y compris la famille. Les jeunes se sentent rejetés, livrés à eux-mêmes dans le monde, sans réseaux de soutien social. Les dislocations sociales de notre époque ont à leur tour aidé à nourrir la criminalité et à constituer un terreau fertile pour le trafic de la drogue.

Confrontés à ces défis énormes, les jeunes peuvent se laisser aller à la démoralisation, au désespoir et à la colère, dirigés contre toutes choses et tous les autres: les parents, les gens d’origine sociale et ethnique différente. Mais les jeunes peuvent aussi refuser de succomber au désespoir. Vous pouvez dire non à l’intolérance. Vous pouvez, et devez, prendre en charge la responsabilité de changer le monde et d’améliorer le sort de tous les peuples.
Je vous souhaite tous les succès dans vos projets. L’avenir est entre vos mains.»



Témoignage de Dominique Lesparre, Maire de Bezons, Conseiller général.


« Evoquant la disparition de Nelson Mandela, je garde en mémoire avec un pincement au cœur l’engagement de cet homme, symbole de la lutte contre le pouvoir ségrégationniste blanc.

Je garde aussi en mémoire celui des communistes français à la pointe du combat contre l’apartheid en Afrique du sud.

On l’oublie, mais en 1964 il est condamné pour haute trahison et actes de terrorisme, prêt à subir la peine de mort.

Il en aura fallu des manifs, des rassemblements, des interventions pour nourrir un mouvement populaire qui finira par l’emporter dans l’opinion publique. J’en étais et j’en suis particulièrement fier car dans les années 70 / 80, nous n’étions pas très nombreux à soutenir cette cause juste.

Si le moment n’était pas aussi grave, je brocarderais l’amnésie de tous ces grands médias et politiques du monde entier, ces "combattants de la liberté" qui se sont accrochés à l’apartheid…presque jusqu’au bout.

Madibaaura passé 27 ans dans les geôles du régime raciste sud-africain.

L’un de mes plus beaux souvenirs demeure sa sortie de prison, le 11 février 1990.

Je suis submergé par l’émotion car cet homme, son combat, le nôtre, sont porteurs d’un espoir de liberté, d’égalité, de justice et d’émancipation humaine.

A sa libération, Nelson Mandela dira :" je suis là devant vous non pas comme un prophète mais comme un humble serviteur du peuple."

Nombre de femmes et d’hommes politiques seraient bien inspirés de tirer les enseignements de cet exemple d’humilité.

Le 7 juin, quand cet homme d’exception est à Paris, reçu par les autorités françaises, il fera, avec ses amis de l’ANC et du Parti communiste sud-africain, le déplacement au siège du Parti communiste français. Car tous savent le rôle joué en France par le PCF dans sa libération.

En 1994, élu président, il engagera une politique de réconciliation nationale qui permettra à l’Afrique du sud de rejoindre le concert des nations.

Aujourd’hui, Nelson nous a quittés. Je suis profondément triste.

Certes, Mandela n’était pas un prophète, mais il était de ces hommes dignes qui sont des exemples de volonté et de courage qui force l’admiration des progressistes du monde entier. »

 

MANDELA



Témoignage de Serge Garde, écrivain et journaliste

Je suis triste. Comme des millions d'humains, je pleure Nelson Mandela. L'unanimité des réactions à l'annonce de sa mort me touche profondément. Elle révèle une grande évolution dans l'appréciation de son combat. En France comme dans d'autres pays occidentaux, le régime raciste de l'Afrique du Sud comptait de nombreux soutiens. Je pense à la représentante de l'ANC en France, Dulcie September, assassinée à Paris en 1988. Ses assassins qui n'ont jamais été arrêtés ont bénéficié de complicités dans notre pays. Je pense à la municipalité de gauche à direction communiste de Sartrouville, dans les Yvelines, qui fut violemment combattue par la droite pour avoir donné le nom de Mandela à une salle municipale. Elle qualifiait alors Madiba de "terroriste" et de communiste. Face aux complices de l'apartheid, ce sont les idées humanistes de Nelson Mandela qui ont triomphé. Et c'est l'humanité toute entière qui en est grandie.



 

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