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« En 2010, c'est Nicolas Sarkozy qui recourait au vote bloqué au Sénat pour imposer la fin de la retraite à 60 ans. Trois ans après, François Hollande recourt à la même brutalité pour imposer la retraite à 66 ans ».
« Pour reprendre les mots du PS contre Sarkozy , le vote bloqué déshonore et discrédite le gouvernement et le Président »
Le gouvernement ne compte pas se faire dépasser une nouvelle fois. Après le rejet à l'unanimité de la loi sur les retraites au Sénat début novembre, les députés ont, mercredi, retoqué le report de six mois de la revalorisation des pensions. Un nouvel épisode désastreux, dû à la mise en minorité des socialistes dans l'Hémicycle, qui a convaincu le gouvernement d'agir. Cette fois-ci, le gouvernement programme un vote bloqué dès mardi. Les députés devront donc donner leur avis par un unique votesur la totalité des amendements retenus par le gouvernement concernant les retraites ainsi que le report de la revalorisation des pensions.
François de Rugy, co-président du groupe EELV, a notamment critiqué une volonté de "passer par dessus la volonté de plusieurs groupes", et Arnaud Robinet, un spécialiste !, (UMP) dénonce "un passage en force".
Le chef de file des députés Front de gauche André Chassaigne a quant à lui accusé le ministre des Relations avec le Parlement Alain Vidalies et à la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine d'être "dans l'indignité", avec un "exercice pitoyable pour la démocratie". "On ne peut faire du nombre de socialistes présents une variable d'ajustement du calendrier de l'Assemblée nationale", a ajouté Roger-Gérard Schwartzenberg, président des Radicaux de gauche, laissant entendre que les socialistes n'étaient pas assez nombreux alors que les députés des autres groupes espéraient que le nouveau vote se ferait ce jeudi.
Réfutant ces accusations, Alain Vidalies a par la suite déclaré à la presse avoir "demandé de recourir au vote bloqué car nous n'allions pas recommencer un débat" sur les propositions des autres groupes de gauche. Les discussions parlementaires ne sont plus à l'ordre du jour. La démocratie non plus !