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On savait déjà que Loi de santé ne contiendrait aucune référence à la santé bucco-dentaire : cette fois, l’État confirme l’abandon total de celle-ci en publiant le Contrat d'Objectif et de Gestion (COG) qu'il a signé en juillet avec l'Assurance Maladie.
Pourtant, les programmes de prévention bucco-dentaire ont montré toute leur efficacité, à l'instar de celui mené dans le Val-de-Marne (94). Qu'importe, le gouvernement choisit l’abandon du financement des programmes de prévention.
Marisol Touraine n’a donc rien trouvé de mieux que de supprimer des crédits alloués à l’éducation bucco-dentaire en milieu scolaire, quitte à aggraver les inégalités, à l'heure même où de récentes enquêtes montrent un regain de la prévalence carieuse, du fait de la dégradation de la situation économique et sociale du pays.
Le gouvernement ne cède rien à l'austérité, pas même lorsqu'il en va de la santé des Français : les « sans-dents » peuvent bien se sacrifier.
Des organisations syndicales professionnelles, libérales et salariées, et des associations scientifiques comme l’UFSBD et l’ASPBD s'indignent à juste raison contre cette nouvelle attaque contre la santé...
Cette démarche inacceptable rappelle celle remettant en cause la politique familiale universelle, au travers les coupes financières drastiques à la Caisse d'Assurance Familiale.
Source : L'Humanité
Pour elle pas de problème !!!!!!!!!!
L’UFSBD a découvert dans la convention d’objectif et de gestion (COG) 2014-2017, conclue entre l’Etat et caisse nationale d’assurance maladie, que les fonds attribués aux mesures de prévention et d’éducation à la santé bucco-dentaire à l’école étaient supprimés dès cette rentrée et ce jusqu'en 2017. Le programme M’T dents a été créé en 2007 pour une meilleure prévention et prise en charge de la santé bucco-dentaire grâce à des interventions en milieu scolaire. Il assure également la totalité des frais liés aux visites chez le dentiste des enfants de 6, 9, 12, 15 et 18 ans et l’envoi d’un courrier aux parents les incitant à prendre rendez-vous chez un spécialiste. Si ce programme permet toujours aux parents de bénéficier des aides aux soins dentaires, c’est la présence en milieu scolaire du programme qui est réduite, et donc l’égalité d’accès à l’information et à la sensibilisation qui disparaît pour un grand nombre d’élèves. Selon l’Union française pour la santé bucco-dentaire, la prévention et la prise en charge des soins par la sécurité sociale a permis de réduire considérablement le nombre de caries par enfant. Ainsi, on est passé de 4,2 carries par enfant de 12 ans en 1987 à 1,2 en 2006. Et, en 2013, 56 % des enfants de 12 ans ne souffraient pas de caries. A l’heure où un Français sur trois (selon une étude de l’IFOP de 2013) déclare renoncer aux soins dentaires pour des raisons budgétaires, la prévention, l’aide et l’éducation à la santé dentaire semblent déterminantes à l’école. Pourtant, désormais, les programmes de prévention en milieu scolaire, qui touchaient jusqu’ici environ 250 000 enfant, devraient être réduits à une dizaine de classes par département soit 20 000 enfants au total. Or, pour l’USFBD, qui poursuit ses campagnes de prévention et ses différentes actions, « en santé bucco-dentaire, l’impact de la prévention est immédiat : elle engendre un changement de comportement dont les bénéfices sont rapidement visibles en bouche ».
Source : Union française pour la santé bucco-dentaire
Auteur : Chloé Margueritte