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LA MARINIERE BRETONNE : DIVERSION TROMPEUSE
Mr Montebourg, vêtu d'une jolie marinière rayée fabriquée en Bretagne, appelait les Français au patriotisme en achetant français pour défendre notre patrimoine industriel.
Mais pendant ce temps Bridou-Aoste et Cochonnou étaient vendus à des groupes chinois et américain, PSA à la Chine, Lafarge à la Suisse....
Aujourd'hui c'est un pilier de l'industrie française qui est menacé : Alsthom.
Ce groupe fabrique les TGV, les turbines et autre engins de haute technologie recherchés à travers le monde par tous les fournisseurs d'énergie. Il est un pilier de l'indépendance énergétique de la France et la seule question que se posent, tant le gouvernement que les médias, c'est de savoir s'il vaut mieux le brader aux Etats-Unis,l'Allemagne, au Japon !
Ainsi que le déclare Patrick Le Hyaric : la seule progression de la population mondiale garantit au secteur de l'énergie des perspectives de développement considérables qui suscitent les convoitises actuelles. Sont en jeu des milliers d'emplois, des dizaines d'années de travail, de recherche et d'innovation dans la technologie de pointe. Comment ce qui serait bon pour les Allemands ou les Américains ne le serait plus pour la France ou l'Europe ? Ceci au moment même où nous avons un effort exceptionnel à déployer pour combiner développement économique et humain avec transition écologique. En effet, le matériel pour le transport de demain, les nouveaux outils tels que de nouvelles générations d'éoliennes, les équipements nouveaux pour les centrales électriques de l'avenir passent par Alsthom. Ce groupe est donc stratégique et touche à notre indépendance nationale.
Le gouvernement ne doit pas rechercher une combinaison " la moins mauvaise" qui nous le ferait perdre, mais devrait mobiliser les capitaux indispensables, avec la Caisse des Dépôts, la Banque Centrale Européenne ou d'autres alliances dans les secteurs de l'énergie et des transports pour le renforcer et le développer. Alsthom n'appartient ni au PDG ni aux actionnaires, il est le résultat du travail des ingénieurs, cadres, ouvriers et de la commande publique. S'agissant d'enjeux aussi décisifs, l'Etat doit prendre avec les élus, les salariés; les populations, toutes ses responsabilités jusqu'à une appropriation publique, sociale et démocratique (nationalisation d'un type nouveau) qui devrait combiner l'apport de nouveaux financements( EDF - SNCF - RATP - AREVA par exemple) avec celui de crédits publics à taux d'intérêts nuls pour une relance de l'activité, de la recherche, de l'emploi et des formations nécessaires.
Il pourrait aussi, plutôt que de le brader à Siemens, rechercher avec lui un partenariat avantageux, cosigné par une autorité publique européenne coordonnant et impulsant un pôle transports et énergie, en lien avec d'autres groupes européens avec l'apport de crédits à taux nuls par la BCE.
Il faut évidemment plus de courage politique pour cela que pour parader en marinière rayée. Et cela serait plus efficace pour la relance et pour l'emploi que le catastrophique "pacte de stabilité".
C'est pour pouvoir mettre en œuvre de tels projets qu'il faut en finir avec une Europe "marché ouvert où la concurrence est libre" et construire une union des nations et des peuples, coopérative et solidaire.