Laboratoire d'Actions pour Bezons (LAB'). Groupe de réflexion et d’action pour une ville toujours dynamique,solidaire et ouverte sur le monde
Chers-es amis-es,
Je tiens à vous remercier toutes et tous d'avoir répondu présents à cette initiative dont la vocation première est de permettre l'envol de notre Lab'.
Ce Lab' comme je l'ai dit ou écrit à chacune, chacun d'entre vous est né d'une volonté partagée de donner un prolongement, une nouvelle ambition au collectif de citoyens que nous avions créé plusieurs mois avant les élections municipales de mars dernier.
Nous aspirons, avec vous, et d'autres puisque notre association a vocation à rassembler les Bezonnais, à faire de ce Laboratoire d'Action pour Bezons un vrai lieu de réflexion et d'actions pour notre ville que nous voulons toujours plus dynamique, solidaire, ouverte sur le monde.
Le Lab' n'est pas un nouveau parti politique, c'est une structure associative qui veut prendre part au débat politique qu'il soit national ou local, forte de ses valeurs et convictions profondément ancrées à gauche.
Nous voulons également que cette association soit la vôtre, qu'elle soit un espace où chacun, chacune compte pour un, pour une.
Un lieu convivial de vie et de projets pour tous, où chacune, chacun réfléchit aux grands enjeux de société et à la meilleure façon d'agir pour améliorer le cadre de vie des Bezonnais et combattre le libéralisme.
Cet enjeu est d'actualité tant les angoisses du lendemain taraudent les esprits dans ce contexte de crise du capitalisme qui engendre la crainte de perdre son emploi, mais aussi de subir de plein fouet la politique du chef de l'Etat, de ses ministres, de son parti et du Medef.
Tous ces dirigeants sont en mission. sous couvert de "modernisme", ils mènent une politique de régression sociale sans précédent.
Sans précédent parce qu'elle vise à détruire l'architecture de notre République, ses fondements construits pas à pas par des générations de femmes et d'hommes, notamment au travers des luttes sociales et politiques.
Les conséquences, je n'y reviens pas, cela serait bien trop long, mais elles sont considérables pour nos vies, nos droits et libertés, nos services publics.
Cette droite est là pour faire ce sale boulot avec l'acharnement qu'on lui connaît.
C'est ainsi que, depuis son arrivée au pouvoir, Sarkozy passe à la moulinette tous les acquis sociaux et démocratiques basés sur un système de solidarité et d'égalité qui différenciait la France des autres pays capitalistes et en faisait l'exception grâce aux luttes qui jalonnaient son histoire.
Toutes ces réformes ne passent pas sans résistance comme c'est le cas pour la Poste, pour l'Education nationale, la recherche, les universités, la justice, la réforme des collectivités locales…
Le chef de l'Etat mesure que, même dans son propre camp, il y a des rebellions à sa politique imposée.
Son projet va donc au-delà d'une remise en cause des acquis sociaux, d'une politique réactionnaire qui serait imposée par une droite dure.
Son projet prend forme et, nombreux sont ceux qui s'inquiètent aujourd'hui des risques de construction d'une nouvelle société française, débarrassée des principes républicains pour un régime qui ne porte pas encore son nom.
Depuis qu'il est Président de la République - à peine 2 ans - Sarkozy a déjà réglé ses comptes avec Mai 68, le programme du Conseil national de la Résistance, les avancées sociales de 1936.
L'heure est venue pour lui d'affronter la Révolution française dont est issue notre République :
réforme constitutionnelle ;
réforme de l'audiovisuel pour mettre à sa botte les médias ;
réforme territoriale et électorale pour réduire le rôle des départements et communes, ces collectivités de proximité qui représentent des foyers de démocratie et de résistance ;
réforme de la gendarmerie passée sous tutelle du ministère de l'Intérieur ;
réforme de la justice pour la rendre moins indépendante…
Bref, une politique qui prépare une société basée sur les pleins pouvoirs de l'homme qui la dirige.
Cette attaque, sans précédent contre la vie démocratique de notre pays et son système républicain, ne vise pas que les ambitions personnelles de Sarkozy.
Elle a pour objet de supprimer tous les obstacles à la politique libérale et d'aligner la France sur le modèle européen (lui aussi totalement libéral).
Dans ce contexte, les journées de manifestations intersyndicales en métropole, mais également aux Antilles, prennent une dimension exceptionnelle.
En effet, beaucoup de salariés attendent depuis longtemps une certaine unité dans les luttes à mener. Unité que nos amis antillais ont su cultiver pour gagner face à l'intransigeance du gouvernement et du Medef.
Il faut que le chef de l'Etat et les siens mesurent qu'un mouvement se met en marche contre le chômage de masse, la précarité, les bas salaires, pour une protection sociale et des retraites décentes, pour renforcer les services publics, la démocratie à tous les niveaux, notamment au sein des entreprises.
Bezons ne vivant pas en vase clos, il est bien naturel que le Lab' apporte sa contribution originale en étant partie prenante de ces résistances et des audaces politiques à construire pour changer vraiment la donne dans notre pays.
Même si, j'y insiste, le Lab' n'a pas vocation à remplacer localement les organisations du PCF, du PS, du Parti de Gauche ou encore le NPA.
Nous ne serons ni des donneurs de leçons ni des conseilleurs mais nous voulons prendre la mesure des enjeux d'aujourd'hui et de demain.
Changer la donne dans notre pays, oui nous devons y contribuer car ce que nous voulons de mieux pour Bezons, avec les Bezonnais, ne sera efficient que si nous parvenons à préserver et reconquérir de la démocratie et de la justice sociale.
Dans notre ville justement, bien des réflexions et des luttes sont à mener et, pour certaines, il y a urgence.
L'école, par exemple, ne va pas bien. Le malaise est grand. L'inspection académique vient de nous annoncer la suppression du poste de RASED à l'école M. Cachin.
Nos bureaux de Poste, la CAF, le logement social, l'hôpital d'Argenteuil, les collectivités locales sont malmenés. Il y a beaucoup à entreprendre pour obtenir des transports collectifs efficaces à prix abordables.
De quels services publics avons-nous besoin ?
Et notre ville, comment se développera-t-elle dans les années à venir et avec quels moyens ?
Mêmes interrogations pour le développement économique, les emplois, la formation.
Comment pouvons-nous ENSEMBLE imaginer la poursuite de sa métamorphose à taille humaine ?
Je vous propose de nous saisir de tous ces sujets qui font et feront la vie quotidienne des Bezonnais et que, pour ce faire, nous nous dotions d'outils pour les appréhender.
Tout d'abord, notre association a besoin d'élire un conseil d'administration, de constituer un bureau, de créer des groupes de travail appelés à prendre des initiatives en terme d'organisation, de financement à trouver, de communication à déployer, d'actions collectives à construire…
A propos de communication, devons-nous nous saisir des nouvelles technologies, et si oui, faut-il un blog ou un site Internet du Lab' ?
Il nous revient, si vous en êtes d'accord de déterminer tout cela ENSEMBLE.
Je propose également :
que nous soyons à l'initiative de rencontres thématiques,
que nous créions des ateliers de réflexion,
que nous nous entourions de l'avis de spécialistes, lorsque cela s'avère nécessaire…
Que nous réfléchissions aux meilleures façons de rassembler les Bezonnaises et les Bezonnais sur tous les enjeux qui les concernent au premier chef.
Tout cela, j'y insiste, ne sont que propositions de ma part que je livre au débat.
Sans doute avez-vous, vous aussi, un avis, des idées ?
Surtout, n'hésitez pas ! c'est pour cela que nous sommes là ce soir.