Laboratoire d'Actions pour Bezons (LAB'). Groupe de réflexion et d’action pour une ville toujours dynamique,solidaire et ouverte sur le monde
La sécurité ? Une affaire trop grave pour être un enjeu politicien. La droite, en échec dans tous les domaines y compris sur la sécurité, veut nous faire croire que notre société est saine et qu'elle est menacée sur ses marges. Les pauvres, les Roms, les immigrés, les jeunes des cités... La liste des boucs émissaires n'est jamais close. Mais ce diagnostic est faux!
Certes, notre vie quotidienne est souvent empoisonnée par des incivilités, des actes commis par des personnes en pleine dérive d'inadaptation ou d'exclusion sociale. Cette délinquance, bien visible, doit être réprimée et la prévention s'exercer plus largement.
Mais il existe une autre délinquance, invisible celle-là, qui ruine le pays et qui fabrique massivement de l'exclusion sociale : la criminalité financière qui, elle, n'est pas combattue. Comme le poisson qui pourrit par la tête, notre pays est victime de la collusion entre le pouvoir et les lobbies patronaux et financiers. Corruption, spéculations éhontées, népotisme, clientélisme... Oui lutter contre l'incivilité est indispensable. Encore faut-il lutter contre les deux criminalités, celle qui empoisonne la vie quotidienne et celle qui ruine le pays et la morale publique.
La droite se focalise sur la première, pour masquer l'impudence et l'impunité de la haute finance, responsable de la crise actuelle. Seule la gauche est potentiellement capable de lutter contre les deux criminalités. A condition de ne pas se coucher devant les puissances d'argent. Sans nier l'importance du combat contre les autres délinquances et incivilités qui nous pourrissent la vie.
Serge Garde