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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 11:00
Le L.A.B.' partage ce «  coup de gueule " de  Ian Brossat », adjoint au maire de Paris


"La vie d'un entrepreneur est souvent bien plus dure que celle d'un salarié. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties", a déclaré Emmanuel Macron

Le ministre de l’Economie n’en finit pas d’exprimer le mépris que lui inspirent les salariés. Il y a quelques mois, il avait déjà réduit les ouvrières de Gad à des "illettrées". C’est désormais au tour des vendeurs et des caissiers, des ingénieurs et des ouvriers, des graphistes et des consultants d’en prendre pour leur grade à travers ses propos : 23 millions de salariés en France qui, naturellement, ne vivent aucun stress et ne peuvent absolument rien perdre…

Emmanuel Macron ne vit pas dans notre réalité

Il faut dire que le ministre de l’Economie connait très bien le monde du travail. Il a été salarié : associé-gérant de la banque Rothschild. En 18 mois, il y a gagné 2,4 millions d’euros. On comprend mieux pourquoi la vie de salarié lui parait tranquille et indolente.

Avant d’être élu à Paris, j’ai enseigné plusieurs années à Sarcelles. Je n’aurai pas l’indécence de me comparer à telle ou telle catégorie de salariés, j’ai néanmoins à cœur de les défendre devant des propos écœurants.

Cette façon de manquer de respect pour ceux qui travaillent et de dévaloriser les salariés (supposés se la couler douce et bénéficier de nombreuses "garanties") vise à opposer les Français les uns aux autres, à cliver et à diviser.

Que Emmanuel Macron souhaite rendre hommage aux petits patrons n’est pas un problème, au contraire. Qu’il se sente obligé pour le faire de dénigrer et de rabaisser le travail des salariés français est proprement scandaleux.

Oui, les petits partons souffrent aussi

Je rencontre tous les jours des ouvriers du BTP. En ce moment, ils sont sur les chantiers par moins cinq degrés pour bâtir des logements et des équipements. Eux aussi produisent des richesses considérables. Ils ne sont pas toujours récompensés à la hauteur de ce qu’ils apportent.

Être salarié, c’est aussi prendre des risques. Les huit de Goodyear qui se sont vus condamnés à de la prison ferme pour avoir simplement cherché à défendre leur emploi, leur salaire et, derrière cela, leur famille le savent bien.

Comme tous les élus, j’ai aussi l’occasion de rencontrer des chefs d’entreprise. Oui, les petits patrons avec qui j’échange connaissent parfois la galère et les difficultés. Et, à les écouter, s’ils n’ont pas la vie facile, ce n’est pas d’abord parce qu’ils sont persécutés par le méchant code du travail.

C’est parce qu’ils doivent faire face à des banques qui ne les soutiennent pas. C’est surtout parce que leurs carnets de commande sont trop souvent vides, qu’ils n’ont pas de visibilité.


Les politiques d’austérité et les économies budgétaires décidées par le gouvernement de Emmanuel Macron fragilisent les entreprises.

Si Emmanuel Macron veut vraiment aider les PME, qu’il renforce l’investissement public pour relancer la machine au lieu de verser des larmes de crocodile.

Un exemple : selon la Fédération Française du Bâtiment, un logement construit, c’est 1,7 emploi créé. C’est la puissance publique qui tire vers le haut les commandes dans ce secteur. Baisser les dotations aux collectivités, comme le fait le gouvernement, c’est faire plonger l’emploi privé.

Emmanuel Macron parle, juge, distribue les bons et les mauvais points, hiérarchise les Français, saluant les uns, méprisant les autres.

Le L.A.B.' partage ce «  coup de gueule " de  Ian Brossat », adjoint au maire de Paris

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