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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 16:50

 

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Dominique Lesparre,

Maire de Bezons,

Conseiller général du Val-d’Oise

Jean-Luc Lantenois,

Adjoint au maire en charge de la coordination culturelle

ont le plaisir de vous convier à une rencontre avec Jérôme Leroy,

journaliste et auteur de romans noirs

Vendredi 12 décembre 2014 à 18h

à la médiathèque Maupassant - 64, rue Édouard-Vaillant

Ses oeuvres "Le Bloc" et "L'Ange gardien" ont été encensés par la critique.

 

Pour ensavoir plus :

 

 

Demain la France, Terminus la peur

« La France a peur », annonçait autrefois Roger Gicquel. Ça n’a jamais été aussi vrai que dans ce roman où les banlieues sont secouées par des émeutes sanglantes. Le gouvernement, aux abois, décide d’entamer des négociations avec le Bloc Patriotique, parti d’extrême-droite. Agnès Dorgelles, la fille du fondateur, se rend discrètement dans les palais de la République pendant que son mari, Antoine Maynard boit devant la télé. Quelque part en ville, des tueurs sont lâchés par le Bloc pour en finir avec Stanko. Stanko, chef de la sécurité du Bloc, homme des basses œuvres, au courant de tous les secrets les plus inavouables du parti, doit disparaître. C’est le prix à payer. Maynard boit, pense à son meilleur ami, tapi quelque part, qui attend les tueurs. Et se souvient.

Soldats perdus

Maynard est l’intellectuel, l’écrivain qui adore aller casser du gauchiste. Rebelle à sa famille, il a choisi l’extrême-droite pour faire chier ses parents., L’autre rebelle, le seul auquel il désire ressembler. Stanko est l’enfant du Nord, élevé dans la pauvreté qui voit se fermer les usines. Maynard fraie avec les petits blancs, fréquente les milieux d’extrême-droite avant de rejoindre le Bloc, une aventure pour lui autant esthétique que politique. Maynard et Stanko se rencontrent. L’intellectuel et le prolétaire. Ils s’aiment comme des frères, au service de Dorgelles. Communient dans la haine du Système et le rejet des immigrés.

Force du style

On aura reconnu derrière la fiction les Le Pen père et fille, le Front derrière le Bloc Patriotique. Mais ce roman est plus qu’une enquête où un exercice de politique fiction. Véritable bombe littéraire, le Bloc séduit aussi par sa narration à deux voix, ce « je » et ce « tu » qui s’entremêlent et nous entraînent au cœur même de la psyché de ces deux personnages.

Leroy nous parle d’aujourd’hui, de ce qui secoue la société française depuis trente ans :  de personnages déstabilisés par la crise économique et morale. Il jette un regard acerbe, réaliste sur ce qui se passe aujourd’hui et pas demain.

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Jérôme Leroy, entretien dans Bezons Infos par P.H.

"Votre roman Le Bloc a connu le succès littéraire. Comment avez-vous construit cette fiction basée autour de l'histoire bien réelle de l'ascension du Front national ?

Je l'ai écrit en 2010, il a été publié en 2011. Ce qui s'est passé n'était pas prémédité. J'aurais préféré avoir tort … Les maisons d'édition sont nerveuses, en règle générale, lorsque l'on aborde ce genre de sujets, politiques, avec le risque de problèmes judiciaires. Mais c'est passé. Je m'intéresse à ce parti d'extrême droite depuis son apparition en France. Surtout, parce que je suis engagé de l'autre côté (NDLR, il est communiste). Je me suis basé sur les 30 dernières années du Front national. Cela montre à quel point la question a évolué. C'était à ses débuts un parti relégué au limbes de l'Histoire, qui n'avait même pas pu présenter une candidature à la Présidentielle en 1981. Aujourd'hui, avec la crise, la poussée est impressionnante. C'est l'histoire que j'ai vécu, notre histoire collective. J'ai eu des conversations informelles. Je suis allé me promener à un meeting, en tant que Monsieur tout le monde. J'ai aussi longuement échangé sur la question avec un auteur sympathisant.

Au-delà du volet historique, Le Blocreste un roman noir. Pourquoi avoir choisi ce genre pour traiter la question ?

Bizarrement, tout ce que j'essaie de raconter depuis une dizaine d'années prend la forme d'un roman noir. La réalité dépasse souvent la fiction. Il n'y a qu'à voir l'actualité. Les faits divers. Parfois, on force à peine le trait. Le roman noir se distingue du roman policier où le crime vient troubler un ordre normal. Dans le roman noir, la vision du monde n'est pas brillante du début à la fin. Cette littérature naît dans une période propice. Le genre est apparu aux États-Unis juste après la crise de 29. En France, je me sens l'héritier des Manchette, Fajardie, plus post-68. Je ne suis pas un écrivain engagé avec une sorte de catéchisme. Mon désir est plutôt de dépeindre la société comme je la vois. Le but premier reste de raconter une bonne histoire, ensuite, par le sujet, de tirer la sonnette d'alarme. Je ne me pose en aucun cas en donneur de solutions. Je ne suis pas un politique mais un écrivain. Un bon récit sur un sujet touchant peut donner envie aux lecteurs de se réveiller. "


 

La rencontre sera suivie d'une séance dédicace en partenariat avec la librairie Le Presse Papier.

 


 

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Published by le LAB' - Laboratoire d'Actions pour Bezons
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